Flying Turns

Puisque ce blog veut allier, autant que possible, qualité et bogossitude, laissez moi vous parler d’un groupe dont j’ai suivi les balbutiements et qui est bien parti pour faire beaucoup de bruit.

© Marie Athénaïs

Etant la partie parisienne de notre rédaction, j’ai un peu tout à portée de main pour vous dénicher l’avenir de la musique + de quoi vous rincer l’oeil.

« Comment j’ai découvert Flying Turns » est une histoire plutôt banale, mais comme j’ai pas grand chose à faire en ce dimanche, je vais tout vous dire.

J’ai eu ma grosse passe « je sors tous les soirs et je vous emmerde » durant laquelle je trainais pas mal du côté de la rue Montmartre et, pas loin de là, au Truskel. Là-bas, assez régulièrement, un DJ un peu meilleur que les autres a retenu mon attention : Yan Wagner, franco-américain revenu de NY (où il a élaboré une thèse d’Histoire sur les night-clubs, rien que ça) en septembre 2010 et qui a dès lors accaparé les scènes de clubs aussi divers que Le Motel, Le Baron, La Flèche d’or, ou le Scopitone. Son projet solo porte simplement son nom de famille et vous pouvez en découvrir pas mal de morceaux ici

© Raphaël Neal

Une voix grave, un son électro inspiré par la new-wave, un charisme suffisant pour occuper une scène à lui tout seul et un style à toute épreuve.

Après un sérieux bouche à oreille, et quelques concerts, un jour, je reçois une invitation facebook pour un concert de Flying Turns, prête à zapper cette énième sollicitation, je m’aperçois qu’elle provient de Yan et je me dis « well, jetons un coup d’oeil, il m’a jamais déçu jusqu’ici, s’il recommande, je risque d’adhérer ». Il s’agissait en fait de son nouveau groupe formé avec des potes (Punkyjewster, Gesaffelstein et David Marcos), j’ai donc fait un tour dès que j’ai pu dans les caves du Lautrec puis à l’International le lendemain pour me rendre compte par moi même que ce son fonctionnait tout aussi bien (voire mieux) comme ça. Parce que si Wagner a toujours une classe démentielle et une voix qui « parle directement à vos ovaires » (dixit une compadre de concerts qu’on ne citera pas), le bassiste possède lui un regard magnétique quasi-insoutenable et est capable d’assumer une chemise en jean sans que personne ne pense à appeler la Fashion-Police.

Leur seul (minuscule) problème était un manque total de script quant à leurs dialogues avec leur public entre les chansons, qui s’est souvent résumé, jusqu’à l’avant dernière chanson, à « Bonsoir ». Je connais deux trois nègres qui leur écriraient avec plaisir des catchphrases un peu plus originales, et je suppose qu’eux aussi, vu qu’ils ont l’air plutôt bien entourés :

Pour vous rendre compte de ce que ça peut envoyer, je vous propose impose  leur premier clip « As good as »

Depuis l’ouverture de ce blog, il était évident que je devais parler d’eux, mais j’attendais l’occasion de les revoir, de me rappeler pourquoi « eux » faisaient la différence parmi tous les jeunes groupes découverts en 2010/2011.

Hier, je me retrouve coincée sur Paris, un samedi, la quasi totalité de mes amis ayant fui, je me décide à errer vers la Flèche d’or, à deux pas de chez moi. Je n’ai qu’un minuscule appareil photo au flash aveuglant, je n’ai donc pas pris de photos, mais mon déplacement n’était pas vain. Je me suis rendue compte que j’avais eu une chance du tonnerre de les connaitre dès leur lancement, parce que derrière moi, les groupettes commençaient à s’attrouper, à pouffer à chaque œillade et à lancer des phrases comme « han mais ils parlent français en fait, mais ca va être beaucoup plus pratique » (pour ?)(hum.). Allez les voir avant qu’ils ne deviennent trop connus, trop chers, trop inaccessibles (qu’ils prennent la grosse tête/qu’ils meurent à 27 ans/splittent pour « intérêts divergeant »)

Et merci La Flèche d’or pour les ventilos, parce qu’avec Flying Turns : c’est nécessaire.

Pour prolonger la découverte plusieurs liens :

Leur page FB avec un player

Leur myspace (si, ça existe encore)

À propos de Heights Johnson

Hedonist, narcissist, hormone fascist since 1988. Editrice vampirophile technopaïenne aimant le chiffre 8, les cheveux blonds et les gentlemen only. Aussi. http://www.heightsjohnson.blogspot.com Voir tous les articles par Heights Johnson

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