Enfant de la patrie

14 juillet oblige, fête nationale, la main sur cœur toussa toussa, l’article d’aujourd’hui est consacré à un frenchie qui monte qui monte qui monte.

Après avoir débuté à la télé dans les Monos (ne faites pas les fiers, vous regardiez, je le sais), Swann Arlaud (oui ok, ça fait pas très terroir comme prénom) n’a pas forcément souhaité continuer dans la voie de l’actorat.

Enfant de la balle biberonné au ciné, il a préféré tester ses capacités artistiques aux Arts Déco, dont il est diplômé. Il se la tente en tant que réal avec un court métrage. Et puis, bon, de contact en contact, le garçon est plutôt sympa, il rend deux trois services à des connaissances, et cède finalement aux sirènes du « Actioooon ! » « Coupez ! ».

Vous l’avez peut-être vu dans Le temps des portes plumes de Daniel Duval, aperçu dans Belle Epine de Rebecca Zlotowski (qui avait décidément réuni toute la fine fleur de l’hormone) et plus récemment dans Les émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris.
Vous l’avez peut-être remarqué dans Engrenages ou les Bleus à la télé.
Vous l’avez peut-être croisé aux Théâtre du Rond-Point aux côté d’Isabelle Carré dans Une femme à Berlin.

Mais là où Swann Arlaud m’a réellement tapé dans l’œil, c’est dans Xanadu, la série française sur l’empire du porno, diffusée au printemps sur Arte.

Il faut bien le dire, Swann n’a pas le physique de son prénom (en même temps, avoir le physique d’un cygne…), et j’ai bien conscience de vous présenter ici de l’hormone atypique. Mais en même temps, j’aime à croire que ce blog est un défricheur qui lutte contre les canons de la beauté qu’on cherche à nous faire assimiler à longueur de journée/télé/publicité.

Je reviens sur Xanadu, Swann Arlaud y joue Lapo, un trentenaire paumé, déphasé, asocial qui ne quitte jamais ses lunettes de soleil et prononce le moins de mots possibles. Lapo est d’une lenteur hallucinante. Mais c’est LE personnage qui m’a convaincu de poursuivre Xanadu après 2 épisodes (et je n’ai pas regretté mais là n’est pas la question).

Il a une gueule cadavérique, on l’imagine junkie, séropo, pervers, et malgré tout, CALIN !

J’ai vraiment hâte de voir la suite de la carrière de Swann Arlaud, que j’imagine assez surprenante et prometteuse.

À propos de Vikler

Vikler est capable d’aller voir un film sur la seule présence de Jérémie Rénier. Voici résumé en une seule phrase toute l’abnégation de cette auteur pour le sujet central du Blog de l’Hormone. Officie également sur http://klervi.canalblog.com Voir tous les articles par Vikler

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