Les jeunes hormones

Suite de notre grand fil rouge de l’été « L’hormone en festival », je me suis rendue à mon tour dans un de ses rassemblements de mélomanes alcooliques. Mais comme moi je n’ai pas peur de passer le périph (enfin pas dans le même sens que ma co rédactrice en tout cas), ce sera légèrement plus champêtre.

Et boueux. Soyons honnête.

AUJOURD’HUI : L’HORMONE AUX VIEILLES CHARRUES.

Quelles sont les principales caractéristiques des laboureurs carhaisiens ?

–          Fort taux de bretons, donc fort taux de voileux, donc fort taux de visages burinés par le vent de l’océan
–          Très faible taux de hipsters (ils vont déjà à la Route du Rock, ils ne vont quand même pas venir s’enterrer dans le Kreizh Breizh)
–          Forte propension à la jovialité et au partage (de liquides alcoolisés principalement, ou de calins)
–          Faible frilosité, forte imperméabilité

Je ne voulais pas totalement copier le plan de rédac d’Heights donc j’avais décidé de m’axer principalement sur les techniciens. Parce que l’intermittent a grave du potentiel et on n’en parle que trop rarement, ombre parmi lses ombres des métiers cachés du spectacle vivant.

Mais avec mon petit APN et son zoom de merde, j’ai rapidement abandonné l’idée de pouvoir les traquer on stage lors des changements de plateau.

J’avais également décidé de ne pas parler des artistes. Parce que tout le monde bave dessus en permanence alors qu’il n’y a pas forcément de quoi danser nu d’extase.

Mais Simon Buret d’Aaron était à tomber de classe et de sourires enchanteurs.

Mais Jón Valur Guðmundsson, le batteur de Who Knew, dans sa perfection islandaise et son marcel assorti à ses yeux.

(Là il a 16 ans mais c’était en 2008, depuis il a vieilli et pris à peu près 15 kgs de muscles dans chaque bras)

Mais Boogers s’est dévoué pour se désapper devant nous. Et embaucher un guitariste à moustache (nous en reparlerons ultérieurement).

Mais Ran Nir, le guitariste de Asaf Avidan and The Mojos était si brun.

(c) Pierre Iglesias

J’avais opté pour faire la part belle aux festivaliers, inconnus magnifiques qui ravissent les yeux le temps d’un croisement de regard dans la foule, le temps d’un frôlement de main au comptoir, le temps d’un sourire en chantant, le temps d’une main au cul en pogo.

Ci-dessous, quelques spécimens récoltés au cours de ses 4 jours, bien que la pluie n’ai pas aidé à dénuder les corps (ni à sortir l’appareil), clichés volontaires ou volés, faites votre choix parmi la diversité des styles et des grammages !

(c) Paul&Malo

Mec, si tu me recroises dans un festival cet été et que tu n’as pas apprécié de te retrouver ici, ne me pètes pas la gueule, demande moi juste de te payer un godet, et on refera le monde ensemble jusqu’au petit matin, dans la douce convivialité d’un terrain de camping.

[Cet article est dédié @Pampryl et à Xavier Niel, sans qui rien n’aurait été possible. Merci.]

À propos de Vikler

Vikler est capable d’aller voir un film sur la seule présence de Jérémie Rénier. Voici résumé en une seule phrase toute l’abnégation de cette auteur pour le sujet central du Blog de l’Hormone. Officie également sur http://klervi.canalblog.com Voir tous les articles par Vikler

7 responses to “Les jeunes hormones

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