Fils de l’hormone

Quand j’ai annoncé le sujet de l’article d’aujourd’hui à Vikler, elle s’est empressée d’appeler notre service juridique afin voir si nous n’encourrions aucunes poursuites étant donné l’âge de l’intéressé.

La réponse a été : « 11 septembre 1990, 21 ans c’est légal partout dans le monde, sauf peut-être en Corée du Nord, on sait pas trop, mais nos millions de visiteurs de là-bas sauront sûrement nous excuser ».

Bref, mesdemoiselles, messieurs, voici l’avenir du 7ème Art :

Henry Hopper !

[Mais puisque je vous dis qu’il est largement majeur]

Son nom vous dit sûrement quelque chose, et le titre de l’article pourrait vous mettre sur la voie : Henry n’est autre que le fils de Dennis Hopper  et oui, j’ai des preuves :

Henry a donc grandi  à Hollywood où, entre deux tirages de tronche sur les photos de red carpet avec papa et maman (Katherine LaNasa, de qui il tient son charmant nez), il s’exilait vers les cours d’actorat du Lee Strasberg Institute à NY chaque week-end.

En tant que « fils de » il connait toutes les ficelles du métier mais ne tombe pas pour autant dans la facilité puisqu’il a refusé systématiquement tous les rôles que son agent lui proposait de 15 à 18 ans, jusqu’à sa rencontre avec Gus Van Sant sous la direction de qui il tournera Restless.

Restless, bluette follement touchante sur l’histoire d’amour entre Enoch, handicapé de la vie suite à l’accident mortel de ses parents, et Annabell, malade du cancer en phase terminale, mais, pour paraphraser le film c’est surtout l’histoire d’Henry version « funeral-crashing dropout with a ghost friend » (mec qui a abandonné le lycée, se tape l’incruste dans des enterrements & a un ami fantôme).

© Sylke Gall Photographie

Vous ne verrez jamais Henry sans un costume, des lunettes noires et un sourire en coin. Vous ne le verrez jamais non plus dans des sous-productions à la Disney. Son image est parfaitement maîtrisée et il n’accepte des shootings qu’avec les plus grands (Vogue anglais, Elle…).

Bref, on pourrait dire qu’Henry se la pète un peu.

[Quand on a l’âge de poser comme ça, on a l’âge d’être sur le blog de l’hormone – Vogue UK, photographe : Alasdair Mclellan]

…ou alors Henry est un véritable artiste. Échappé d’une école d’Art de L.A où l’ « ambiance » semblait ne pas lui convenir, il s’est réfugié dans un squat d’artistes à Berlin pendant 1 an avant que Bryce Dallas Howard elle même vienne le chercher pour lui faire passer le casting du Van Sant.

Il m’a tout l’air parti pour faire les mêmes judicieux choix de carrière qu’un Léonardo DiCaprio au même âge (Le Masque de fer mis à part) sans tomber dans l’esprit « blond pâlichon calibré minettes ».

[Deux dernières photos par Mark Segal]

Une carrière à suivre donc, s’il ne décide pas de tout plaquer pour aller s’enfermer dans un kibboutz et passer sa vie à modeler de la terre glaise.

Avec l’héritage de papa, une apparition remarquée au dernier festival de Cannes et des amis pareils, je pense qu’on peut ne pas s’en faire pour Henry.

 

À propos de Heights Johnson

Hedonist, narcissist, hormone fascist since 1988. Editrice vampirophile technopaïenne aimant le chiffre 8, les cheveux blonds et les gentlemen only. Aussi. http://www.heightsjohnson.blogspot.com Voir tous les articles par Heights Johnson

2 responses to “Fils de l’hormone

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