Boucles d’ébène

C’est d’un homme un peu spécial dont je vais vous parler aujourd’hui. Non pas d’un portugais ou d’un bouddhiste, FAUT PAS DECONNER, mais de quelqu’un que malheureusement aucun d’entre nous ne pourra jamais rencontrer.
Rassurez-vous, il ne s’agit pas non plus de nécrophilie, nous ne faisons pas un recensement de toutes les pathologies liées au sexe.

Heights m’avouait l’autre jour, avoir eu le béguin pour Corentin Feldoe (un BRETON) (autant dire un amour contre nature) (Heights étant, rappelons-le, normande) (oui) (ce n’est pas sale) (mais lavez-vous les mains tout de même) et que celui ou celle dont le cœur n’a jamais palpité pour un joli héros de papier lui jette la première bande dessinée !

Soyons honnêtes, qui Aladdin, qui Lucky Luke, qui Corto Maltese, qui Grincheux (chacun ses goûts) (on ne JUGE PAS), nous avons tous déjà légèrement craqué sur un personnage animé ou pas.

Et pas plus tard que la semaine dernière, en avalant les 4 tomes de Lupus de Frédérik Peeters, j’ai ressenti cette tendresse envers le perso principal : LUPUS LABLENNORRE.

Ouais. Et pourtant on ne peut pas dire que son patronyme soit sexy de prime abord.

Lupus est un jeune humain vivant dans un siècle lointain, disons au pif le 26ème, qui décide, après de brillantes études de zoologie/xénobiologie/entomologie, de se prendre une petite année sabbatique avec son pote Tony pour faire le tour de l’univers (ah ben oui, à cette époque-là, si vous voulez, faire le tour du monde c’est un peu la GROSE LOSE) dans le but de pêcher et de tester toutes les drogues possibles. Un bien beau projet. Donc ils achètent un vaisseau spatial et en avant Guingamp !

Dans le volume 1, Lupus est un jeune mal rasé, subissant les ravages des drogues (coucou les cernes et la vilaine peau), assez timide et indécis. En un mot comme en 100, il galère grave avec la gent féminine.

Quand il est en descente, c’est le genre de truc qui le fait plutôt badder.

Heureusement, il reste cette passion pour les plantes et la nature, qui est chaque fois une vraie renaissance pour son petit cœur meurtri.

Au-delà de cet amour du jardinage, Lupus est un homme un vrai, capable de réparer n’importe quel robot domestique, clope au bec, en deux temps trois mouvements (ou 4 ou 5, mais qu’importe) et dotés des attributs fonctionnels qui vont avec.

Au fil des volumes, il tente la barbe, le bouc, les cheveux rasés, mais il n’est jamais si joli que rasé, reposé et bouclé.


Lupus il conduit un vaisseau spatial et il vit dans un monde où les monstres marins existent, mais il n’en reste pas moins un mec qui s’interroge sur son avenir, ses capacités, ses petites lâchetés, les liens qui nous unissent les uns aux autres, comme toi, et un peu comme moi. C’est ça qui fait tout son charme.

Cet article est bien évidemment un hommage vibrant (ouais, carrément) au talent de Frédérik Peeters, dont je vous recommande également l’album « Pilules Bleues ».

Toutes les images de cet article sont la propriété exclusive de Frédérik Peeters et de son éditeur Atrabile.

À propos de Vikler

Vikler est capable d’aller voir un film sur la seule présence de Jérémie Rénier. Voici résumé en une seule phrase toute l’abnégation de cette auteur pour le sujet central du Blog de l’Hormone. Officie également sur http://klervi.canalblog.com Voir tous les articles par Vikler

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