Amours mortes

C’est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Voilà, maintenant que j’ai mis une bonne bonne bonne ambiance, on peut y aller.

C’est le cycle de la vie : pour que le blog de l’hormone naisse il a fallu que de l’hormone meure – et devienne légendaire. Petit cours d’histoire palpitante, où je vais vous faire découvrir et redécouvrir les précurseurs des têtes d’affiches de ce blog depuis un an.

Et oui, un an. Ca ne rajeunit personne.

Quand on parle bogossitude légendaire, le premier nom qui vient à tout le monde est Filip Nikolic James Dean.

Point prépubères : Non, James Dean n’est PAS un acteur porno, mais bien le James Franco des années 50.

Mort à 24 ans, aussi vite qu’il a vécu, il n’aurait sûrement pas laissé une telle empreinte hormonale s’il avait vécu aussi vieux que disons… Brando.

Rebel without a cause, James Dean a initié la mode du bad boy avant K-Maro ou Steve Estatoff

Ce que Dean est au cinéma, Morrison l’est à la poésie.

Oui. La poésie.

Beauté transcendante et chamanique, complétement non assumée et non calculée (le monsieur avait un seul pantalon en cuir, mais QUEL pantalon), il a donné naissance à une partie des petits rockeurs malpropres & drogués sur lesquels nous avons tous et toutes un jour fantasmé au lycée.

Si Jim a fini bedonnant, l’oeil torve et faisant le triple de son âge, c’est dans cet état que son ami du club des 27, Kurt, a commencé.

Vous vous demandiez pourquoi votre ado/petit frère ne voulait pas se laver ? Hommage à Kurt et à son hormone éraillée, écartelée, désespérisée.

Mais Kurt ne s’est pas réveillé un jour en se disant « tiens, je vais être le premier à foutre la merde et à renverser l’ordre établi » non, il a été le premier à le populariser – ça et sa belle gueule – aux USA.

Un anglais, bien des années avant, avait joué cette carte (étant donné qu’il ne savait jouer de rien d’autre) :

Sid Vicious, pièce rapportée des Sex Pistols, aurait assassiné sa groupie/petite amie, Nancy. Le couple maudit par excellence, comme si Roméo et Juliette avaient eu des enfants avec Catherine et Heathcliff.

Suivant ce pendant destroy mais avec un chouya plus de talent et de sensibilité, River Phoenix (frère de Joaquin)(copaing de Keanu) a overdosé à 23 ans (c’est ce qui a servi de leçon et a sauvé Léo Dicaprio qui l’avait justement croisé ce soir là)

Sans ces trajectoires avortées, sans ces carrières explosées, sans cette violence, cette mort, ce sang, ce sexe et ce rock&roll, jamais nous n’aurions eu ces icônes. Jamais nous n’aurions eu les canons modernes de la beauté.

Nous aurions dû nous contenter de lui :

(Ce qui n’est pas si mal, mais un peu trop ancré dans le marbre)

Antinoüs, amant d’Hadrien, l’empereur romain qui aimait tant les hellènes qu’il en épousa les coutumes et s’éprit d’un jeune barbare des montagnes à la beauté sans égale. A la mort d’Antinoüs (noyé dans le nil*), Had’ décida de le déifier et de le faire statufier partout partout partout (et il était grand le romain empire), c’est pourquoi c’est la tête, le buste et le postérieur d’Anti qui nous sont parvenus en masse de l’antiquité.

L’hormone descendrait-elle d’un seul mâle ?

*Je pense que s’il y en a un qui descend d’Antinoüs, c’est bien Jeff Buckley, qui se noya dans le Mississippi comme un con après y avoir barboté saoul comme un goret tout habillé.

Jeff Buckley, le chaînon manquant entre James Dean et James Franco (selon mes propres stats, si ton prénom commence par un « J », tu as plus de chance d’être franchement consommable, hein, Jake Gyllenhaal, Jacques Dutronc, Jérémie Rénier, Johnny Depp, Jean-Luc Mélanchon… !).

Je vous casse le cul avec des chanteurs mais sachez que j’ai du peintre, dans mon sac à malice.

Amedeo Modigliani, grand amateur de femmes au demeurant, écrasé par la gloire d’un Picasso qui n’avait pas un tiers de son talent, et qui mourut de la tuberculose à 35 ans.

Dans ma palette, je peux même remonter à Eugène Delacroix, qui fascina assez Géricault pour qu’il en tire le portrait suivant :

Et s’il y a bien eu un couple d’auteurs hormonaux & infernaux ce fut bien Percy Bysshe Shelley & Lord Byron

Hommes à femmes (voire infâme pour le second)

Tous morts jeunes et beaux, comme Rimbaud.

[#PointpédoHeights]

Ce n’est pas qu’on est rabat joie, c’est juste que nous tenions, en ce jour saint, à souligner d’où nous viennent nos sacro-saintes hormones actuelles.

Alors à notre panthéon :

A l’hormone, le blog reconnaissant !

À propos de Heights Johnson

Hedonist, narcissist, hormone fascist since 1988. Editrice vampirophile technopaïenne aimant le chiffre 8, les cheveux blonds et les gentlemen only. Aussi. http://www.heightsjohnson.blogspot.com Voir tous les articles par Heights Johnson

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