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Sous les pavés, l’hormone [Part III]

Je vous avais promis de la jeunesse, des étoiles plein les yeux, et de la chair fraîche. Oui, ça va arriver. Je vous le jure. C’est à quelques scrolls d’ici – mais avant, appesantissons nous sur une valeur sûre, enfin dégagée de son image de vampire à paillettes, j’ai nommé :

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Le Prince Rob’

Le petit Robert aux joues rouges d’Harry Potter a fait du chemin et porte une fois de plus admirablement le costume dans le dernier Cronenberg, Maps to the stars.

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Dans le bras de fer psychologique qui l’opposait Kristen Stewart, c’est son hormone écrasante qui l’a emporté : finalement son ex a annulé le déplacement.

43 ans semble bel et bien être l’âge de la maturité de l’hormone, et il n’y a pas que dans le jury que cet âge d’or est représenté :

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Leonardo Sbaraglia a dû boire beaucoup de bon vin argentin, je ne vois que ça, car il ne fait pas du tout sa quarantaine. C’est la révélation de l’hormone brune de ce festival et sa bouche n’est pas sans rappeler celle de notre ami Gael, cela suffira-t-il à lui faire décrocher un prix d’interprétation pour Relatos Salvajes (Wild Tales) de Damián Szifron ?

Suspens.

Dégradons les couleurs capillaires et passons à un inconnu pas tout à fait inconnu. Vous savez, ces types qu’on a déjà vu quelque part et même qu’ils nous ont tapé dans l’oeil, mais pas assez pour qu’on les google, parce qu’on avait trop la flemme ou les mains occupées ailleurs ?

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Tom Wlaschiha, 40 ans, que vous reconnaitrez sûrement mieux une fois coiffé de sa perruque de Game Of thrones.

 

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A part Jaqen, il est aussi doubleur, comédien de théâtre et a joué, comme tous les jeunes premiers allemands, dans des films sur la seconde guerre mondiale. Beaucoup. Trop. On va pas les citer hein, c’est presque tous les mêmes. Oh et il a joué dans Munich aussi. Parce qu’il est Allemand. Et que tous les jeunes premiers allemands ont joué dans Munich. Nan mais si on vous dit que lui il vaut le détour vous pouvez nous faire confiance, non ?

Alors retrouvez-le dans Mr Turner (film de Mike Leigh sur le peintre) où il jouera un Prince. Ouais. Rien que ça. Mais qui s’appelle Albert. (Alors non, pas celui de Monaco, celui que la reine Victoria a fini par épouser).

 LE film de l’hormone, celui qui a NOTRE palme (elle vaut ce qu’elle vaut, mais au moins le film ne repartira pas les mains vides), c’est Sils Maria d’Olivier Assayas (le bon goût de la France, c’est bien connu).

Parce qu’à l’affiche il n’y aura non pas une révélation mais deux, et tous deux blonds comme les blés.

Le premier est Johnny Flynn, 29 ans :

Johnny Flynn

Multi-talent, cet anglais est pour l’instant plus connu pour sa musique que son actorat… m’est avis qu’avec un visage pareil, le 7ème art ne va plus le laisser partir.

Oh et il aime Shakespeare et Yeats. Rien que ça. Un cerveau derrière la mèche, manquait plus que ça.

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Le dernier, l’outsider, celui sur qui on n’aurait pas parié si on s’en était résumé à son rôle dans Mysterious Skin aux côtés de Joe Gordon-Levitt, c’est Brady Corbet.

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Présent lui aussi dans le dernier Assayas, il doublonne en étant également au casting de Saint-Laurent.

26 ans, une filmo longue comme mes deux bras mis bout à bout, une bouille à la fois carré et ronde qu’on ne comprend pas mais qu’on accepte volontiers quand même, des yeux bleu ciel et une bouche parfaitement dessinée.

Moi je dis qu’il peut perdre son « y » et devenir le prochain « Brad » tout court.

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Bien sûr, et comme toujours, notre série d’articles est loin d’être exhaustive, si vous avez repéré des oublis de notre part : réparez les en commentaire, photos à l’appui (parce que le partage, c’est bien).

On vous dit à l’année prochaine ! (pour le festival hein, pas pour le prochain article)

(quoi que…)


Sous l’hormone, la palme [Part II]

Vous pensiez que je ne ferai que survoler Cannes cette année ? Que nenni. Il y a bien trop à couvrir pour se limiter au jury et à Ryan Gosling (oui, je viens bien d’écrire « se limiter à Ryan Gosling »)(voyez l’étendue de mon ambition).

Cannes va être envahie d’hormone, je ne sais pas comment nous allons survivre ce joli mois de mai mes amis. Accrochez-vous à votre téléviseur car voici venir, dans un film qui promet d’être le plus hormonal de la quinzaine, une triade capitoline des plus folles :

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Gaspard Ulliel / Jérémie Rénier / Louis Garrel

Ouais.

Ils incarneront le triangle amoureux au coeur du deuxième film de l’année centré sur Yves Saint-Laurent. Celui de Bertrand Bonello.

C’est un peu le United colours of Benetton de l’hormone : un chatain, un blond et un brun, on mixe ça et on obtiendra sûrement un résultat qui nous scotchera la rétine.

Bon sinon, je ne vous cache pas qu’outre Louis Garrel, il y aura les autres piliers de bar, ceux qu’on nous ressort tous les ans – je pense qu’ils les enferment directement en smoking sous film plastique et qu’ils les décongèlent pour l’occasion.

J’ai nommé :

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Mais aussi : Xavier Dolan

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Comme la catégorie « trio masculin de l’hormone » était déjà bien trustée par nos amis du début de l’article, à Hollywood, il a fallu innover pour rivaliser. C’est ainsi qu’ils ont opté pour la formule classique – mais efficace : 1 + 1 = ❤

 Ce sera donc un combat de l’hormone acharné entre :

Ryan Reynolds & Scott Speedman dans Captives, thriller canadien de Atom Egoyan

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Et… Channing Tatum & Mark Ruffalo dans Foxcatcher, drame américain de Bennett Miller.

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Restez accrochés à vos sièges en velours rouge car il reste un article à l’horizon, un article plein de jeunes premiers et autres petites pépites de l’hormone. Ceux sur lesquels vous allez bloquer devant votre écran en vous disant « mais qui est-il, ô blog de l’hormone et pourquoi n’en parles-tu donc pas ?! » – patience.

Plus qu’une semaine à attendre !

 


Sous l’hormone, la palme [Part I]

J’étais entrain de défricher une jungle de l’hormone, à l’autre bout du globe, quand mon téléphone satellite a rugi. C’était un de mes informateurs implanté dans le sud de la France qui me lançait de manière un brin stressante « CODE ROUGE REDCODE ROT KODE checke ce lien ».

Il s’agissait de la présentation du jury du prochain festival de Cannes, s’ouvrant le 14 mai prochain. Après un seul coup d’oeil, je lâchais tout et prenais le premier deltaplanne direction la croisette.

Me voici donc, fraîche et dispose et prête à commenter cette brochette d’hormone que le 7 ème art a si bien su enfiler.

(Je ne suis pas sûre sûre d’assumer cette dernière phrase, dans le doute faites comme ci vous ne l’aviez pas lue.)

Jane Campion a donc fait la parité : 4 hommes/4 femmes. Et si ces demoiselles (Carole Bouquet, Sofia Coppola, Leila Hatami, Do-Yeon Jeon – rien que ça) offrent une vitrine plutôt rutilante au jury des longs métrages, prenons 5 minutes pour examiner les membres masculins de ce dit jury – et remercier le dieu de l’hormone en joignant tous nos mains.

Pour nos amis aimant le vintage, la ride pleine de charme et les dents en abondance, Jane a sélectionné Mister William Dafoe.

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Représenter l’hormone à 58 ans, c’est un peu émouvant.

Enfin moi, je trouve.

Mais place aux jeunes (on ne se refait pas).

Mesdames, messieurs, voici le meilleur ami de Ryan Gosling (cette appellation d’origine contrôlée devrait d’ailleurs se suffire à elle-même) :

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Nicolas Winding Refn.

A 43 ans et sans lunettes, le réalisateur de Drive tient la dragée haute à ces dames.

A 43 ans également, Jia Zhangke représente la chine en sweat-shirt/blouson de cuir/coupe Beatles.

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Tranquille.

Mais, et c’est là que mon coeur a décroché, m’a fait faux bond et s’est jeté depuis la promenade des anglais dans la méditerranée :

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Gael « Graouuuu » Garcia Bernal* que Cannes m’avait fait découvrir il y a tout juste dix ans lorsqu’il était venu défendre La Mauvaise éducation de Pédro Almodovar.

Gael est une institution de l’hormone, de la jeune du Che à un travesti en passant par tous les films d’Inarritu (ou presque, on n’a pas compté), il nous a toujours convaincu, à la fois sur le dehors et le dedans.

Si l’Hormone était une religion, Gael serait son prophète.

*Mic drop*

Non, en fait j’ai pas fini, donc restez assis.

Le film d’ouverture sera Grace de Monaco réalisé par Olivier Dahan et marquera le retour d’un rescapé des tréfonds de l’hormone, j’ai nommé le « Matthew Goode du pauvre » :

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Milo « mais siiii le mec de Heroes, lààà » Ventimiglia.

Et last but not least : il est à noter la présence comme réalisateur dans la catégorie « Un certain regard » d’un visage familier de l’hormone, un type sympa dont on aime bien parler de temps en temps, parce que le pauvre bichon, il n’est pas assez mis en lumière :

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Ryan « The King » Gosling

Ca s’appellera Lost river et ça sera son premier film. On ne l’a pas vu mais on lui donne d’ores et déjà notre voix.

La confiance aveugle, ça s’appelle.

*(Alors je sais que tu tiques, toi le lecteur qui a un peu regardé les actualités récemment mais le vieil écrivain mort c’est Ga(bri)el Garcia Marquez)

 


Island of hormone [Part II]

Bon, ça fait un mois que c’est fini, mais l’hormone ne périme jamais (non gens d’hollywood, vous ne pouvez pas piquer cette phrase pour intituler le prochain James Bond).

Au Sziget (voir article précédent), il y avait aussi de l’hormone sur scène hein. Et j’ai même compilé plein de preuves photographiques. Histoire que vous n’ayez pas à me croire sur parole.

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Le King de l’hormone de la première partie du festival s’appelait clairement Simon Neil, et pas besoin de grosses flammes, de confettis et de brisage d’instruments : non, seul son minuscule petit pantalon nous importait ce soir là.

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Car, avec le temps, chez Simon, tout a rétréci : de sa barbe à ses habits. On espère que sa femme n’est pas trop frustrée.

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Le chapiteau de l’A38 a été un lieu d’extase à part entière :

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Comme en témoigne, ci-dessus le monsieur de Hoffmaestro.

Hoffmaestro, des suédois qui étaient intéressants surtout parce qu’ils attiraient un public de grands blonds ne supportant pas la chaleur et donc peu garnis en vêtements (voir note précédente)(oui, les liens, c’est pour les chiens).


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Chez les frères Jarman des Cribs (un groupe qu’il est musicalement bien) l’hormone est fluctuante, parfois c’est Ryan, parfois c’est Gary,  qui gagne la médaille de l’hormone – trop de peu de fois c’est l’autre frère dont on n’est pas obligé de retenir le nom. Bon, si, ok, il s’appelle Ross, mais c’est bien parce que c’est vous.

Breeeeef : Ryan n’en faisant capillairement qu’à sa tête et Gary ayant eu le bon goût d’arborer une affriolante barbe de trois jours , c’est ce dernier qui gagne la palme pour cette fois.
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[Ryan, Ross & Gary, mais vous les aurez replacés tous seuls à l’aide mes indications mignonnes]

S’il y a bien un groupe qui a marqué mon année musicale, c’est Everything Everything, et j’étais donc pantoise d’admiration, au premier rang, quand notre ami Jeremy Pritchard (@PritchardJeremy pour les intéressées), à gauche sur la photo en bas. (Oui, bon scrolle, hein)

Alex+Robertshaw+Jeremy+Pritchard+Barclaycard+2uRv6uyhdj6lAncien garçon potelé devenu franchement tanké, Jerem’ se la pète grave avec sa basse et ses choeurs, et est un petit teigneux sur scène. Mais nous, on l’aime bien. Et on le valide grave.

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Bon, j’oublie personne ?

Si ?

Qui cela peut-il être ?

Oh.

Lui 🙂

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Island of hormone [Part I]

Quelle ne fut ma surprise ce matin, en arrivant aux bureaux du blog, quand j’ai découvert les corps desséchés d’une douzaine de lecteurs portant encore une pancarte revendicatrice où il était inscrit « Un article ! Un article ! ».

Ca va hein, ça fait 1 mois, j’étais en vacances, il faisait 40° et je me suis imposé POUR VOUS de partir vers une destination spécifiquement hormonale. Mon sacro saint sens du sacrifice.

Je suis donc partie au…

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AU SZIGET FESTIVAL ! Surnommé, donc, Island of Freedom, et pour vous prouver ma présence là-bas j’ai bien sûr pris moult photos d’inconnus de dos, pour pas me faire péter la gueule.

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Ce festival se déroule donc tous les ans au mois d’août.

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Il a un peu plus de 10 ans d’existence.

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Il dure une semaine, sur l’île d’Obudai, à Budapest, en Hongrie.

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Et il déchire sa race. En somme.

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Le prix du plus beau dos du festival est donc attribué à ce tech des Everything everything, mais le combat a été dur avec ce monsieur :

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Ah non pardon, je voulais dire, celui-là :

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[Fack me : 5 HUF]

Sachant que 5 forints hongrois représentent 0,0167243585 euro, je crois que ce charmant festivalier incarne la meilleure offre qualité/prix de tous les pays de l’est.

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Comme à chaque fois que je pars à l’aventure loin de France, j’avais emmené ma stagiaire, à droite sur la photo. Elle en est à 2 ans de stage mais n’a visiblement pas dépassé le stade de l’observation.

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Il faisait jusqu’à 42°, les garçons, qui étaient plus présents que les filles, étaient donc passablement nus.

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…et se déplaçaient en brochettes.

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Et j’ai même réussi à faire UNE photo de face :

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Ce festival pousse au vice, littéralement. A l’entrée, on nous distribue un passeport :

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Où vous pouvez voir inscrit « Family Status » (statut marital) « You can pick both » (vous pouvez entourer deux réponses) :

« In a relationship » (avec quelqu’un) « actively looking » (en recherche active)

C’est MAL Sziget. C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Cependant, je ne vous dirai pas si nous avons, ou non, mis le passeport à exécution.

A bientôt, pour le côté lumineux du festival, avec les grosses têtes d’affiches, et pas que leurs têtes.

BONSOIR.


Rock Insane

Je ressors de trois jours fort émouvants de Rock en Seine, émouvants pour les oreilles, émouvants pour le coeur, émouvants pour l’hormone.
Je tiens à m’excuser avant tout pour l’absence de photos de gens dans la foule (notre grande spécialité), c’est la faute de météo France qui avait prévu un week-end dégueulasse avec avis de tempête alors que rien du tout en fait il a fait beau et bon. J’avais donc laissé mon nouvel appareil photo à ma maison et prendre les photos au téléphone portable donnait un rendu dégueulasse.

Alors voilà, vous allez vous contenter des VIP et arrêter de vous plaindre, parce qu’on est des bénévoles de l’hormone, après tout, et que nous ne sommes rémunérés que par votre amour inextinguible.
PREMIER JOUR :

Rock en Seine a débuté pour moi devant The Knux, duo hip hop fort dynamique qui m’a mise en joie et a provoqué un enthousiasme participatif, je les dépose là, vous en faites ce que vous voulez.

J’ai enchaîné sur la prestation très plaisante de Bloc Party, durant laquelle Kele était d’humeur beau gosse et a repris We found love de Rihanna.

[Bloc Party c’est aussi Gordon Moakes, le charmant petit bassiste aux yeux bleuyes]

Puis est venu le temps des rires et des chants, du revival de mon adolescence gothopouffe, celui de Placebo :

Un Brian Molko en petite forme comparé à sa performance du Sziget, un set mi-mou mi-décevant, seules deux trois chansons cultes ont remonté le niveau.

Malgré toute ma bonne volonté, j’ai raté le set de Gesaffelstein, qui, pourtant, semblait me tendre les bras puisque le collectif qu’il forme avec Brodinski et Club Cheval porte le nom de Bromance (voir cet article pour ceux qui ne suivent pas).

Ca leur apprendra à jouer pendant dans 3 heures sur une scène se trouvant au bout du monde sans préciser l’ordre de passage.
Vous l’aurez compris : vendredi, question hormone c’était pas la folie furieuse mais un échauffement pas dégueu.

JOUR DEUX :

Mon samedi débute dans les bras de Paul Smith, un de mes dieux-paroliers-de-chansons-qui-démontent-leurs-races, chanteur de Maxïmo Park, groupe underrated s’il en est.

Attation, ne pas confondre Paul Smith et Tom Smith (chanteur des Editors), même s’il est fort aimable également.

Paul m’a montré son nombril et je valide allégrement.

L’hormone du jour, si ce n’est du festival, était Russell Pritchard, bassiste de Noel Gallagher, membre fondateur de The Zutons (mais siii ceux qui ont composé le Valerie que tout le monde attribue à tort à Amy Winehouse), et capillairement irréprochable.

[Au milieu]

Sourire émail diamant, entrain fort appréciable, en plus il a une jolie voix (il fait les choeurs) et sa bonne humeur contrebalance le faisage de gueule constant de l’ami Noel.

J’ai raté Of monsters and men – toujours malgré moi – mais je tiens à faire mention d’une hormone dont on parle trop rarement, l’hormone islandaise (d’ailleurs s’il y a un volontaire pour faire un article…) :

DERNIER JOUR :

Gros morceau pour ce dimanche en mode marathon.

On commence par Stuck in the sound qui sont TOUS beaux parce que je suis profondément subjective quand il s’agit d’eux.

C’est que ces gars m’ont offert mes premiers concerts parisiens, gratuits, et fait découvrir la base de ma culture musicale française actuelle. C’était au moment de leur premier album et c’était à l’ancienne Flèche d’or, et c’était bien.

Et c’est TOUJOURS bien. Si leur dernier album m’a moins emballée, ils restent une valeur sûre et certaine sur scène et il faut aller les voir avec vos yeux.

(Sans compter que Toyboy est LA chanson de l’hormone)

C’est Courtney Taylor-Taylor des Dandy Warhols qui prend la suite, il a vieilli, mais il est toujours joli, par contre le filtre sépia sur les écrans m’a donné l’impression de regarder un concert via instagram et ça, c’était un peu too much.

Et puis vint le divin Mark Foster.

J’ai arrêté Twitter depuis plus d’un mois et, c’est bien simple, un seul compte me manque : celui de Mark et sa philosophie de bazar.

Grand gamin énergique, heureux d’être là (ce qui changera des Black Keys), bondissant un peu partout comme un cabri. Mark n’est pas beau mais furieusement sexy sur scène.

Surtout quand il accompagne Pumped up kicks d’une pluie de confettis.

Finissons par l’increvable Billie Joe Armstrong, qui, à 40 ans, fait la nique à bien des keupons des bacs à sable.

Plus il vieillit plus il fait jeune : le Benjamin Button du punk-rock.

Greenday a été grandiose pour clore cette 10ème édition du festival, ne se prenant pas au sérieux une minute et faisant tout leur possible pour combler une foule qui leur était acquise d’avance.

En tout cas, les jeunes filles qu’il a fait monter sur scène n’avaient pas l’air de se plaindre !

 

Vous y étiez, qu’est-ce que vous en avez pensé ? J’ai raté autre chose (malgré moi) ?


Solidarité hormone

Le week-end dernier, j’étais l’envoyée très spéciale de l’hormone à Longchamp pour les 20 ans des Solidays, et même qu’il y avait quelques concerts, pas que de l’alcool.

J’avais déjà sévi là bas lors de la précédente édition (voir cet article mirifique), mais cette année, pas de photo-reportage pour quelques raisons simples :

1/ Il faisait un temps de chiennasse et aucun torse nu n’était à l’horizon

2/ J’avais la flemme

3/ Il y avait largement de quoi faire avec les artistes de la programmation

Les voici donc pour votre plus grande joie !

Tout a commencé le vendredi soir quand j’ai du prendre une décision cruciale : Miles Kane ou Orelsan ?

Musicalement c’était le premier, hormonalement le second, mais, que voulez-vous, je n’étais pas encore ivre et j’ai opté pour la musique

Heureusement Miles avait un complet bleu du plus bel effet.

Ce soir là, il y avait aussi le croquinou Ben Howard (sur lequel, si j’ai bien compris, Vikler a mis une option)(Ben, si tu nous regarde !)

Mais les choses sérieuses n’ont véritablement débutées que le samedi, et, pour ne pas faillir à ma réputation, c’est un batteur qui a retenu en premier mon attention :

Arnaud Gavini, batteur de Rover (chouette, très chouette concert) qui n’a pas été sans me rappeler un autre batteur cher à mon coeur, que j’avais couronné roi de notre top 5 de l’année, j’ai nommé Ion de Shaka Ponk, qui était lui aussi de la partie et cette fois sur la grande scène à 00h30 !

Petite piqûre de rappel :

L’ambiance a d’ailleurs augmenté d’un cran grâce aux potes des Shaka, les Skip the use, menés par le très très torse nu Mat Bastard :

Le dimanche ça a été Woodstock, mais les Airnadette ont eu le bon goût de jouer sous un chapiteau et on a ainsi pu profiter au sec du tout aussi torse nu Gunter Love :

Et de son pote Moche (Pitt)

Par contre pour Charlie Winston, ce fut l’apocalypse.

Pas de bol : vent, pluie, gadoue, les gens n’étaient pas vraiment d’humeur à gigoter dans tous les sens. Bravo à lui en tout cas pour avoir gardé son chapeau jusqu’au bout !

Mais, je dois avouer que celles qui allient le mieux, musique, solidarité & bonnassitudes sont les soeurs de la perpétuelle indulgence, qui nous ont gratifiées d’une messe musicale mémorable.

Je vous transmets leur bénédiction à vous peuple de l’hormone :

« Que Sainte Pouffe, patronne des Couvents de France,
Sainte Tapiola, patronne des Garçons qui aiment les Garçons,
Sainte Sapho, patronne des Filles qui aiment les Filles,
Sainte Cyclète, patronne des Bi,
Saint Jean d’Arc, patron des Transgenres,
Sainte Rita, patronne des causes désespérées, et donc des hétéros,
Veillent sur vous avec Amour, Joie et Paix. »