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La jeunesse est le seul bien qui vaille – Oscar Wilde

« En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout. » c’est le postulat de base de l’ami Oscar dans son seul roman, Le Portrait de Dorian Gray.

Non, le blog de l’hormone n’est pas devenu un blog littéraire, mais nous ne pouvions pas non plus passer outre l’influence de ce chef-d’oeuvre sur l’hormone actuelle.

Dans le roman, Dorian, jeune éphèbe anglais, pas encore dandy mais presque, se fait tirer le portrait par Basil, un peintre qu’il fascine par sa beauté. Henry Wotton, un vieux pote acariâtre de Basil s’incruste un jour alors que le peintre est sur le point de mettre la touche finale à son tableau. Débitant sarcasme sur sarcasme, le lord fait prendre conscience à Dorian que le tableau restera éternellement beau et jeune quand lui vieillira et s’enlaidira. Dorian passe alors un pacte (avec lui-même, le diable, et bob l’éponge)(on sait pas trop, en fait) pour que le portrait vieillisse à sa place. Après, Dorian devient un gros connard puis le mal incarné.

THE END.

C’est juste mon oeuvre littéraire préférée par le meilleur auteur du monde. Si vous ne l’avez pas lu vous n’irez jamais au paradis (c’est écrit c’est la loi).

Mais Dorian ne fascine pas que Basil et Henry, il fascine aussi Hollywood.

Les adaptations commencent dès 1910 au cinéma (le roman est sorti en 1890/1891, une version édulcorée avait été tentée par Méliès himself en 1899)*, d’abord par un Danois inconnu, et dès 1909 au théâtre par un français un peu connu : Jean Cocteau (Le Portrait surnaturel de Dorian Gray).

Wallace Reid, bôgoss en 1913.

La première adaptation notable est celle d’Albert Lewin avec, dans le rôle-titre, un type carrément flippant pour le coup :

Kurd Hatfield, toujours moins flippant que son portrait avant/après :

En 1970, joli Dorian vu par un réal Italien, Helmut Berger :

Sorti en France avec le titre Le Dépravé

(oohlala, mais c’est vrai qu’il a l’air dépravé dis donc)

Après, il y a eu une passe  » galerie des horreurs » :

[Shane Bryant, 1973]

En fait, tout le monde a joué Dorian Gray.

(Même une femme)

Ca va de l’inconnu le plus total :

A Josh Duhamel avec une moumoute :

En passant par Simon de 7 à la maison (David Gallagher) dans une version « modernisée » comme aiment faire les américains.

Je n’ai pas vu l’adaptation en question mais le fait que Wotton soit joué par une valeur sûre de mon panthéon de l’hormone personnel, Christian Camargo, me rend très très curieuse, si quelqu’un a le fichier le lien pour l’acheter légalement.

 

[Maisoùeskejlaidjavu ? Dans la saison 1 de Dexter. Oui c’est bien lui qui. Non. Chut. On ne spoile pas son voisin]

Pour continuer avec la gossbo masterclass, citons Stuart Townsend qui a tenu le rôle dans le bouseux mais culte La Ligue des gentlemen extraordinaires :

[Mais alors pourquoi le rendre brun ? Ca mystère…]

La dernière adaptation cinématographique remarquable est celle de 2009 par le réalisateur Oliver Parker avec un Dorian Gray ma foi…

…plutôt souvent à poil …ET monoexpressif

[attention il y a un nichon sur cette photo]

Ben Barnes donc. Un de nos chouchous de l’hormone. Souvent cité ici (il s’en contentera vu que, niveau actorat il ne sera vraisemblablement jamais oscarisé), il a participé au massacre de l’oeuvre en compagnie de Colin Firth.

Un film à oublier. Vite. Ou à refaire, avec les mêmes, mais en mieux. Parce que niveau casting c’était plein de promesses, mais le résultat final est à en pâlir d’horreur.

Bref. Dorian Gray c’est QUE DU BONHEUR. Ca se marrie avec tout, un peu comme Elizabeth Taylor ou une petite robe noire. C’est toujours joli à regarder même si le reste est à chier. C’est un pilier de la culture de l’hormone et c’est encore meilleur de se faire mal avec ces adaptations quand on a lu l’original.

*Il a fallu attendre cette année pour une véritable version entière et non censurée.


Au royaume des désaxés

Ce week end je réfléchissais à mon prochain sujet, et je me disais, à juste titre allez-vous me répondre, que ça faisait un bon bout de temps que nous n’avions pas évoqué de sujets de sa majesté Queen Elizabeth II ou leurs voisins îliens.

Oui bon. Une bonne semaine quoi.

Et là-dessus, pouf pouf, l’éclair de lucidité : MISFITS !!

Ça nous parait vieux comme le monde tout ça je sais, moi aussi j’ai regardé les deux saisons il y a plus de 6 mois, mais à l’époque je n’avais pas encore signé chez WordPress et franchement, il serait complètement aberrant de tenir le Blog de l’Hormone sans discourir sur les acteurs principaux de cette série.

BATTLE ! 3 acteurs – 3 styles – 3 pays

Robert Sheehan – Irlande – Nathan

Regard perçant et tignasse bouclée, Robert a un sourire dément, des mimiques divines et joue un personnage halluciné auquel on rêve à la fois de foutre des claques et d’apporter calme et amour dans son petit cœur torturé.
Il a un prénom pourri mais que les ainés (De Niro, Downey JR et Pattinson) se sont chargés de glamourifier.
Il est irlandais.
Il n’hésite pas à donner de sa personne pour ses rôles.
Il va devenir un acteur de premier plan, je le sais. Il n’y a qu’à le voir dans Killing Bono de Nick Hamm donner la réplique à Ben Barnes.

 

Nathan Stewart Jarett – Angleterre – Curtis

Muscles saillants et présence rassurante, Nathan a un regard intense et incarne la sensibilité cachée derrière un physique de dur.
Il est anglais.
Il a l’air d’un intello, mais d’un intello élégant, sexy et drôle ! Et fait donc vivre ce doux espoir qu’une telle chose serait possible.
Il est crédible en hipster comme en repris de justice.

Iwan Rheon – Pays de Galles – Simon

Des yeux bleus si profonds que l’on pourrait s’y noyer (oui j’ai osé écrire ça), Iwan joue le personnage parfait : le paria que tout le monde commence par fuir et nommer « Weird kid », mais qui est tout de même CANON, et s’avère finalement être intelligent, protecteur, fidèle, un dieu au pieu et sauveur de l’humanité.
Il est gallois.
Il est musicien, a déjà sorti un EP tout seul comme un grand, et joue avec son groupe The Convictions.

Pour ma part, le choix est fait, j’ai d’ailleurs failli faire une syncope durant mes recherches iconos. Je vous laisse vous battre pour les deux restants.

[Je ne l’ai pas du tout évoqué mais c’est une évidence à mes yeux que Misfits est une excellente série qui ne brille pas que par son casting masculin mais également par son casting féminin, sa réalisation, son scénario et sa BO. En bref, il serait péché de passer à côté.]

[Bonus Track]