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<3 Forever youtubers <3 [Part I]

4 mois.

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Oui, je sais.

Peuple de l’hormone, j’ai failli.

C’est un état de fait, je vous ai laissé dans l’abstinence visuelle, seuls à errer sur les internets, grappillant deux trois images sur google, un gif par ci par là sur Tumblr. Je vous ai vus rafraîchir en vain cette URL, venir pleurer sur la page FB du blog. J’ai même trouvé quelques-uns d’entre vous roulés en boule sur le parvis de la tour de l’Hormone, où nous avons nos bureaux.

Je n’ai pas d’excuse. Figurez-vous qu’entre temps j’ai perdu mon job, que je n’ai toujours pas de vie amoureuse et que ma vie sociale n’a pas explosé.

Non. J’ai juste arrêté d’avoir des idées, d’avoir envie, d’avoir la motivation. Et puis, j’avoue, l’absence de Vikler a été un facteur important. Imaginez donc : je n’ai plus personne pour me culpabiliser et me botter le fessier.

J’ai bien essayé de la reconquérir, mais figurez-vous qu’elle a fui jusqu’en Angleterre, où elle s’est réfugie dans les bras de rockstars viriles qui ont donné à leurs videurs l’interdiction de me laisser passer pour la supplier…

Mais, peuple de l’hormone, c’est une nouvelle année, et avec elle viennent des résolutions.

Bonnes ? Mauvaises ? Tenables ? Seul l’avenir nous le dira.

Toujours est-il que me revoilà aujourd’hui avec la première partie d’un article feuilleton, résultat d’une longue recherche qui m’a coûté de nombreuses heures de vie.

Je veux que ce feuilleton soit à l’image du Blog de l’hormone 2.0 : fait avec une envie réelle, sans se forcer, et tant pis pour les deadlines et la régularité. Désormais, quand il y aura du contenu ici ce sera fait avec amour de l’hormone bien faite, et pas autrement.

Voilà, j’espère que ça vous plaira.

Je vous embrasse sur les deux joues et vous souhaite une année pleine de Tom, de Brad, de Léo, de Michael et autres Matt.

On vous aime fort et pendant tout ce temps, on ne vous a pas oubliés.

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[Yes I did Yes I DID]

Alors, le vif du sujet.

Souvenez-vous, il y a deux ans quasi jour pour jour, nous vous parlions des Podcasteurs de notre coeur lors de deux articles immémoriaux que vous aurez le plaisir de redécouvrir ici :

https://leblogdelhormone.wordpress.com/2011/12/01/podcasteurs-bonheur-dans-ton-coeur-partie-i/

https://leblogdelhormone.wordpress.com/2011/12/06/podcasteurs-bonheur-dans-ton-coeur-partie-ii/

Cet article n’était déjà pas exhaustif à l’époque, encore moins maintenant, et nous nous sommes posé la question, longtemps, de lui donner une troisième partie et puis non. Jamais nous ne l’avons fait.

C’est entre noël et le jour de l’an que j’ai eu la révélation, bien au chaud sous ma couette, mon ordi sur les genoux, je me suis laissée happer par le vortex des Youtubers anglais.

C’est tout d’abord l’ami Tomska qui m’a mis le pied à l’étrier et a été le Virgile de mon Dante (ou vice versa) dans l’Enfer du youtube anglo-saxon.

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Qui est-il ? Que fait-il ? Et pourquoi ? Et comment ? Et combien ?

Thomas Ridgewell / Vidéaste / Parce que / En HD / Beaucoup.

Tom collectionne les flingues et aime le cinéma d’action, mais sinon, il a aussi des qualités. Il est à mourir de rire, a un coeur gros comme Londres ET sa banlieue et sait parler du sexe comme personne.



Vous en avez entendu parler dernièrement quand le Studio Bagel a littéralement copié/collé son concept « Meanwhile » transposé en « Pendant ce temps » pour une pastille du Grand Journal de Canalplus. Beau joueur, Tom s’est arrangé à l’amiable avec ceux et a continué à régner sur les Internets UK.

Morceaux choisis :

Vous l’aurez compris (enfin, si vous parlez anglais) l’humour des podcasteurs britons tourne beaucoup autour du gay-friendly et du recyclage des codes de l’internet. Attention si vous êtes une fangirl de base, vous risquez d’en prendre pour votre grade.

MAIS C’EST TELLEMENT DROLE.

Le champion du monde toute catégorie du tournage en dérision de celles qui l’ont porté aux nues et le sieur Crabstickz (en gros, c’est comme si en France, un vlogger décidait de s’appeler « Bâtonnet de surimi », mais, ça n’est plus à prouver : tout sonne mieux en anglais).

Hohtoto

Chris Kendall a connu une ascension fulgurante grâce à sa chaîne Youtube puisqu’il est maintenant embauché à tour de bras par la BBC qui a su renifler assez tôt son talent génial de comique.

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La fameuse vidéo où son alter égo, Becca, est introduite (ou, en tout cas, rêve de l’être). Cette blonde plantureuse est devenue une personne à part entière et a rencontré les plus grands, enfin, surtout Conor Maynard pour l’instant.

Dans sa lancée, Chris égratigne les fanfictions, notamment celles le mettant en scène lui et son ami aux grands yeux verts PJ Liguori :

Savoureux, n’est-il pas ?

Je ne peux vous quitter sans en dire plus sur ce fameux PJ, hôte de la chaîne KickthePJ (et PJthekick, car ces youtubers sont comme tous bons superhéros : ils ont un côté sombre, chacun a un deuxième compte – un peu WTF, généralement – où ils mettent leurs vidéos plus… expérimentales, ou personnelle).

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PJ est un dandy, un poète et un être à part. Le genre de garçon qu’on regarde avec la tête penchée sur le côté en poussant des soupirs d’extases. Une petite pâquerette fragile dans un champ d’orties. Une grande bouffée d’oxygène au milieu du périph.

Vous l’aurez compris, celui-ci a une place spéciale au panthéon de l’hormone sur Youtube.

[Mieux qu’Adrianna Karembeu pour la croix rouge, isn’t it?]

Son côté sombre est l’héritage direct de celui du Joker et s’appelle Wiggles the Clown. Une sorte de Ca déjanté et follement attachant (dans tous les sens du terme)

Mais PJ est avant tout un génie de l’imagination, une sorte de Luna Lovegood au masculin, qui a son propre univers empreint d’un onirisme bien à lui, la preuve en image avec l’un de ses meilleurs courts :

Et cette séance émotion – je vous défie d’en sortir inertes :

Je vous donne rendez-vous bientôt pour la suite, et sans doute LES suites, car l’Angleterre est définitivement le pays de l’humour hormonal.

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Les autres Borgia

Vous vous souvenez sûrement de cet article (nommé 3 années consécutives au Pulitzer)(au moins) plutôt dithyrambique sur les Borgias de showtime par Neil Jordan (avec François Arnaud et David Oakes comme têtes d’affiche de l’hormone) ?

Et bien depuis 15 jours maintenant, sévissent sur Canal + des Borgias dissidents dans la série de Tom Fontana : Borgia.

Si le Jordan-Borgias était classieux, avec des acteurs proprets et une histoire un brin lissée (mais pas trop), Fontana-Borgia annonce la couleur : du sang, du sexe & du catholicisme :

Jordan-Borgias :

VS

Fontana-Borgia

A première vue, pas grand chose de différent entre les deux, mais si on regarde de plus près :

Dans le rôle de Papa Borgia, aka Rodrigo/Alexandre VI, chez Jordan il s’agit du sex symbol Jeremy Irons :

Tandis que chez Fontana il s’agit de… du… de… enfin… Lui là :

Dans les Borgias de Jordan, tous les acteurs parlent anglais, même François Arnaud qui est Québécois, genre ils ont fait un effort pour harmoniser les dialogues, dans les Borgias de Fontana, chacun parle sa langue d’origine (co-production européenne oblige) et tout a été doublé en français pour diffusion, ce qui est du coup beaucoup moins sexy.

Co-production européenne oblige : les acteurs viennent de partout, Italie, Angleterre, France, Russie… et comme on veut les faire tourner à poil, couverts de sang ou même [Spoiler] de merde de cochon [Fin du spoiler], on a été obligé de prendre des débutants (y a qu’à regarder leurs imdb, ils sont tous nés entre 85 et 89).

Nous avons donc le « fils de » Stanley Weber, « fils de » Jacques, donc. Dans le rôle de Juan :

Joli.

Contrepied du Juan Borgia de Showtime (couard et frêle), ce Juan-ci est grand, fort et macho, il sent bon la sueur, le sang et le cuir/moustache. Les deux personnages sont des marie-couche-toi-là, mais ce Juan-ci aime bien violer les femmes de ses potes quand le Juan de Showtime préférait voler la femme de son frère de 12 ans. Vous allez devoir trancher la question à ma place.

Et puis entrons dans le vif du sujet. Cesare.

Totalement conquise par sa version américaine, vous l’aurez compris, j’aime assez le casting du Cesare Canal + qui se rapproche beaucoup plus des portraits d’époque :

Mark Ryder, donc, au naturel, un type plutôt banal (si ce n’est son regard mi-transperçant mi-glaçant) :

Sisi, banal :

D’ailleurs regardez le présenter son rôle en sweat capuche, ça pourrait être votre poteau avec qui boire des guiness au pub d’à côté

Mais la façon dont son rôle est traité dans la série le place plutôt comme celui qui pourrait aller envoyer Henry VIII-Tudor-Jonathan Rhys-Meyers aux oubliettes :
Un maso névrosé qui peut tuer, amputer, coucher et prier en 5 minutes d’intervalle.
Alors que la série américaine va être renouvelée, pas sûre que la série européenne revienne l’année prochaine, si j’ai bien compris, les 12 épisodes servent à boucler à la fois la grandeur et la décadence de cette famille mythique.
Je suis pas totalement anti borgia-fontana-canal+, il y a de bonnes choses, mais dans l’ensemble, le fait qu’aucune empathie ne puisse être acquise – pour aucun des personnages – en fait une série historique que l’on regarde et que l’on oublie, alors que je me suis vraiment prise de passion pour le Cesare de Showtime et ses pantalons en cuir. Ouais. Cesare-Mark Ryder a bien la robe violette mais PAS le pantalon en cuir, et ça, c’est un erreur majeure.
Pour vous faire votre propre idée branchez vous sur Canal ce lundi soir, pour les épisodes 5 & 6 !