Archives de Tag: Colin Firth

Commander of the Most Excellent Order of the British Empire

Au départ, j’étais tentée par faire une note thématique sur Pâques.

Et puis en fait non.

En tant que doyenne de ce blog (vous me direz, sur deux personnes, c’est pas complètement dément), je me dois de rééquilibrer les générations qui y sont représentées. Non parce que c’est bien sympa de voir les cinq minots de 1D caracoler en têtes des charts mots clefs de l’Hormone et de devoir justifier chacun de nos mots auprès de leurs fans, mais il ne faudrait pas oublier que la maturité a également du bon !

C’est pour quoi, aujourd’hui, nous causerons de Colin Firth.

Colin Andrew Firth est né en Grande Bretagne en 1960, du temps où le Général était à la tête du pays, John Lennon vivant, l’Algérie française et Vincent Glad pas encore né.

J’ai découvert Colin Firth sur le tard, sans doute comme beaucoup de monde, dans Le journal de Bridget Jones. Comment voulez-vous résister à ça !?

Même si la concurrence était rude, il a su tirer son épingle du jeu et conquérir le cœur de Bridget et celui de millions de spectateurs sensibles à la Darcy’s touch.

Ensuite, ce fut l’escalade.

L’importance d’être constant d’Oliver Parker. Rupert Everett et Colin Firth dans un même film, tiré d’un bouquin d’Oscar Wilde. « Bonjour, on traine à peu près 5000 tonnes de classe britannique dans nos bagages, on peut les poser dans le film ? »

Love actually de Richard Curtis. LA romcom par excellence, avec un générique où se côtoie Keira Knightley, Hugh Grant, Bill Nighy, Alan Rickman, Liam Neeson, Emma Thomson etc. etc., et qui se mate et se remate sans que jamais on ne se lasse.

Un été italien de Michael Winterbottom. Le film qui m’a fait définitivement sombrer dans l’admiration de Colin Firth. Et donné envie d’aller parcourir les rues de Gênes. Ce que j’ai fini par faire l’année dernière. Une merveille de sensibilité, d’émotions, de retenue, d’amour.

Un mariage de rêve de Stephan Elliott. Un vent de fraicheur, de spontanéïté souffle sur ce film dans lequel Colin Firth sort de son image de gentlemen légèrement coincé et parvient à être 100 fois plus sexy que Ben Barnes (qui a tout de même l’avantage de la jeunesse et d’autres, physiques), tout en nous faisant drôlement rigoler.

A single man de Tom Ford. Un beau film dans tous les sens du terme. Nicholas Hoult, Matthew Goode, Julianne Moore et Colin Firth dans une histoire simple et dure sur la solitude.

Et puis, évidemment, Le discours d’un roi de Tom Hooper, qui lui a valu tous les honneurs, mérités.

L’intelligence du regard, le flegme, le talent, un léger sourire en coin, font de Colin Firth un des mecs les plus bandants de la décennie. Et ce, malgré son grand âge.

(Thx to B. for the reminder)

Publicités

Jane Austen’s men

Bienvenue dans l’hormone raffinée, élégante et éminemment anglaise de dearest Jane ! Si vous aimez les gentlemen british et en costume, cet article est pour vous (et si vous n’aimez pas, sachez que l’hormone austenienne est diversifiée et pleine de gens connus) (mais si vous voulez du torse musclé-bronzé, ça va quand même être dur, l’Anglais ne prend pas le soleil).

Commençons par Raison et Sentiments et ses deux héros. D’abord, Edward Ferrars, gentil et honorable mais un peu mou du genou, existe en deux modèles :

Du classique avec Hugh Grant (film d’Ang Lee, 1995), ou du jeune et joli avec Dan Stevens pré-Downton Abbey (mini-série de 2008).

Pour le plus âgé et aguerri Brandon, revenu des Indes,  the one and only Alan Rickman (film de 1995) – Brandon ultime pour bien des « janeites » (bon si pour vous c’est Rogue/le shérif de Nottingham, vous allez ptet pas bien saisir l’attrait) :

Dans la catégorie « je boude et les gens me font chier » (mais quand même plus civilisé que Heathcliff des Hauts de Hurlevent), Mr Darcy de Orgueil et Préjugés, interprété (plus) récemment par deux acteurs chatoyants :

King Colin Firth (mini-série BBC de 1995, qui contient l’ultra-fameuse scène de la chemise mouillée, quand Darcy plonge dans un lac) vs. Matthew MacFadyen (film de 2005). Le débat fait toujours rage.

On passe ensuite à Mansfield Park, que personne ne connaît parmi les non-fans, et qui a, il faut le dire, le héros le moins charismatique des Austen : Edmund Bertram, qui veut devenir pasteur et est amoureux de sa flamboyante mais frivole voisine. Heureusement, les acteurs rattrapent assez bien le coup :

Blake Ritson en 2007 dans un téléfilm ITV pas tout à fait réussi, et Jonny Lee Miller en 1999, dans un film… étrange (avec même une scène un peu chaude – dans un Jane Austen, ça brûle un peu la rétine).

Emma nous offre Mr Knightley, le mec bien sur qui on peut compter, le vrai gentleman, pas comme Darcy interprété notamment par ce trio gagnant :

Mark Strong (téléfilm de 1996 avec Kate Beckinsale) (actuellement spécialisé dans les rôles de méchants chauves), Jeremy Northam pré-Tudors (et donc avec une tête) (film de 1996 avec Gwyneth Paltrow) et Jonny Lee Miller, encore lui (mini-série de 2009).

Northanger Abbey, avec le charmant Henry Tilney, qui aime lire et s’y connaît en mousseline (même si j’ai vu qu’une internaute l’avait pris pour le « sassy gay friend » de l’héroïne) :

JJ Feild, téléfilm ITV de 2007. Récemment vu (aperçu) dans Captain America (c’est l’Anglais. Y’en a qu’un).

Enfin, on finit sur Persuasion, dernier roman de Jane, avec le swoonesque Captain Wentworth, capitaine de marine revenu riche de la guerre, qui écrit des lettres d’amour badass :

Ciarán Hinds pré-Jules César/Aberforth Dumbledore (film de 1995) (il a ses fans, ça doit être le côté rugueux), et le plus jeune et frais (et blond) Rupert Penry-Jones (téléfilm ITV 2007).

Alleeeez, bonus, avec Simon Woods (pré-Rome lui aussi) alias Mr Bingley dans Orgueil et Préjugés 2005 (caution rousse), et Hugh Laurie alias le caustique Mr Palmer dans Raison et Sentiments 1996.

Ça laisse l’embarras du choix, non ? Et encore j’aurais pu citer Ewan McGregor, James Purefoy, Greg Wise, Rupert Evans, Dominic Cooper, Rupert Friend, voire même James McAvoy pour Becoming Jane, et Hugh Dancy pour Le club Jane Austen…….

Ps : read the books ♥



La jeunesse est le seul bien qui vaille – Oscar Wilde

« En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout. » c’est le postulat de base de l’ami Oscar dans son seul roman, Le Portrait de Dorian Gray.

Non, le blog de l’hormone n’est pas devenu un blog littéraire, mais nous ne pouvions pas non plus passer outre l’influence de ce chef-d’oeuvre sur l’hormone actuelle.

Dans le roman, Dorian, jeune éphèbe anglais, pas encore dandy mais presque, se fait tirer le portrait par Basil, un peintre qu’il fascine par sa beauté. Henry Wotton, un vieux pote acariâtre de Basil s’incruste un jour alors que le peintre est sur le point de mettre la touche finale à son tableau. Débitant sarcasme sur sarcasme, le lord fait prendre conscience à Dorian que le tableau restera éternellement beau et jeune quand lui vieillira et s’enlaidira. Dorian passe alors un pacte (avec lui-même, le diable, et bob l’éponge)(on sait pas trop, en fait) pour que le portrait vieillisse à sa place. Après, Dorian devient un gros connard puis le mal incarné.

THE END.

C’est juste mon oeuvre littéraire préférée par le meilleur auteur du monde. Si vous ne l’avez pas lu vous n’irez jamais au paradis (c’est écrit c’est la loi).

Mais Dorian ne fascine pas que Basil et Henry, il fascine aussi Hollywood.

Les adaptations commencent dès 1910 au cinéma (le roman est sorti en 1890/1891, une version édulcorée avait été tentée par Méliès himself en 1899)*, d’abord par un Danois inconnu, et dès 1909 au théâtre par un français un peu connu : Jean Cocteau (Le Portrait surnaturel de Dorian Gray).

Wallace Reid, bôgoss en 1913.

La première adaptation notable est celle d’Albert Lewin avec, dans le rôle-titre, un type carrément flippant pour le coup :

Kurd Hatfield, toujours moins flippant que son portrait avant/après :

En 1970, joli Dorian vu par un réal Italien, Helmut Berger :

Sorti en France avec le titre Le Dépravé

(oohlala, mais c’est vrai qu’il a l’air dépravé dis donc)

Après, il y a eu une passe  » galerie des horreurs » :

[Shane Bryant, 1973]

En fait, tout le monde a joué Dorian Gray.

(Même une femme)

Ca va de l’inconnu le plus total :

A Josh Duhamel avec une moumoute :

En passant par Simon de 7 à la maison (David Gallagher) dans une version « modernisée » comme aiment faire les américains.

Je n’ai pas vu l’adaptation en question mais le fait que Wotton soit joué par une valeur sûre de mon panthéon de l’hormone personnel, Christian Camargo, me rend très très curieuse, si quelqu’un a le fichier le lien pour l’acheter légalement.

 

[Maisoùeskejlaidjavu ? Dans la saison 1 de Dexter. Oui c’est bien lui qui. Non. Chut. On ne spoile pas son voisin]

Pour continuer avec la gossbo masterclass, citons Stuart Townsend qui a tenu le rôle dans le bouseux mais culte La Ligue des gentlemen extraordinaires :

[Mais alors pourquoi le rendre brun ? Ca mystère…]

La dernière adaptation cinématographique remarquable est celle de 2009 par le réalisateur Oliver Parker avec un Dorian Gray ma foi…

…plutôt souvent à poil …ET monoexpressif

[attention il y a un nichon sur cette photo]

Ben Barnes donc. Un de nos chouchous de l’hormone. Souvent cité ici (il s’en contentera vu que, niveau actorat il ne sera vraisemblablement jamais oscarisé), il a participé au massacre de l’oeuvre en compagnie de Colin Firth.

Un film à oublier. Vite. Ou à refaire, avec les mêmes, mais en mieux. Parce que niveau casting c’était plein de promesses, mais le résultat final est à en pâlir d’horreur.

Bref. Dorian Gray c’est QUE DU BONHEUR. Ca se marrie avec tout, un peu comme Elizabeth Taylor ou une petite robe noire. C’est toujours joli à regarder même si le reste est à chier. C’est un pilier de la culture de l’hormone et c’est encore meilleur de se faire mal avec ces adaptations quand on a lu l’original.

*Il a fallu attendre cette année pour une véritable version entière et non censurée.