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C’est gourmand.

Les années télévisuelles passent et se ressemblent. Le 23 août c’est la troisième saison de Masterchef qui a débuté sur TF1. Grosse pression à la rédac de l’Hormone et sur mes petites épaules grâce à l’inénarrable stratégie manageuriale de HSJ :

Dimanche 19 août « Bon meuf y’a Masterchef qui recommence, va falloir être au taquet, je compte sur toi pour réitérer le succès de l’article Top Chef !!»

Mercredi 22 août « Comment ça t’es en vacances à Paris !? Tu vas rater Masterchef demain, j’espère que tu as honte ! »

Vendredi 24 août « T’as catchupé Masterchef ? »*

Avec une semaine de retard, n’ayant toujours pas internet chez moi (une sombre histoire de déménagement) je suis rentrée chez mes parents exprès pour avoir accès à MyTF1 et vous livrer mes commentaires sur la crème de la crème, la duxelle de trompettes sur lit de curcuma, j’ai nommé les 19 candidats de l’atelier Masterchef. (Ouais les 81 autres de la première émission, je fais l’impasse, j’essaye d’avoir des activités IRL en parallèle).

(Et puis je zappe également les meufs et les moches sur les 19, autant vous dire qu’il reste pas grand monde)

Jérémy, 26 ans, ferronnier d’art, Alpes-Maritimes.

Si sa provenance géographique pourrait faire perdre d’office des points à Jérémy (Côte d’Azur mon amour), son minois ramène la balance à l’équilibre.
Points forts : son bras tatoué, son apparente douceur

Points faibles : sa femme enceinte, sa grammaire « Chuis quelqu’un qu’a pas confiance en soi »
Point on sait pas trop : Il aime bien Nagui

Phrase clef : « Entrer à Masterchef ce serait une belle réussite pour moi qui n’ai pas réussi grand-chose dans ma vie »

(Le mec s’est fait viré dès la 1ère émission) (Quand ça veut pas, ça veut pas)

Olivier, 34 ans, maitre de chais, Gard

Points forts : des yeux rieurs, un sourire à croquer, une pointe d’accent sudiste et bien sur son taf dans un domaine viticole
Phrase clef : « Bien manger et boire c’est le début du bonheur »

Pierre, 26 ans, professeur de musique, Aube

Un mec qui peut te jouer des chansons d’amour juste avant de te cuisiner un divin risotto, je ne vois pas bien ce qu’on pourrait lui reprocher.
Points forts : une adresse certaine au niveau des doigts (saxophone + cuisine, je pense que c’est clair), une fréquentation assidue des meilleurs restos gastronomiques (dans lesquels il ne doit logiquement pas aller seul)
Points faibles : « Je me verrais bien acheter une longère normande ». Normande. – 1000 points.

Thomas, 35 ans, chef de rang, Bouches-du-Rhône.

Alors là je peux vous dire que ça barigoule sévère avec Toto (non je n’ai toujours pas compris ce qu’était une barigoule, et j’essaie tant bien que mal de replacer ce mot à bon escient) et ses yeux bleus ! Ancien flic de la bac devenu cuistot, un parcours de vie original en somme.
Points forts : ses compétence d’utilisation photographique sur Iphone (qui peut également être un point faible)

Point faible : son front, évidemment.
Phrase clef :

Simon, 28 ans, ingénieur automobile, Haute-Garonne.

Je l’aimais bien Simon, une bonne bouille, le boy next door par excellence, le mec avec qui t’étais en primaire, le pote avec qui tu fais la teuf rue de la soif le week end, et puis je trouvais qu’il avait vraiment l’air cool pour son âge et que ça aurait pu être un de mes potes. Jusqu’au moment où j’ai réalisé que désormais, les candidats qui ont 28 ans, ils ont mon âge en fait. Et que ceux qui en ont 22 sont nés dans les années 90. Je peux vous dire que ça m’a foutu un coup.

Point fort : Il communie avec la nature et puise dans les forces telluriques pour avancer dans la vie (enfin je suppose)

Point faible : Il appelle sa meuf « mon p’tit chou »

Sébastien, 31 ans, commercial dans la construction de chalet, Isère.

Ben alors lui… C’est bien simple, je me suis aperçu de son existence en allant sur le site de Masterchef. Inconnu au bataillon, je ne l’ai jamais vu dans l’émission, c’est un peu le candidat fantôme. Du coup je serais bien en peine de vous donner ses points forts et ses points faibles.
Notons tout de même qu’il parle polonais et qu’il participe à Masterchef pour tenir la promesse qu’il avait faite à son meilleur pote, mort d’une leucémie l’année dernière. (Pleure) (PLEURE JE TE DIS !!)

V’là. C’est pas fou hein. Mais de toute façon l’important c’est la QUA-LI-TE du produit.

*Une partie de ces répliques sort tout droit de mon imagination paranoïaque, je vous laisse deviner laquelle.


Mais n’te promène donc pas tête nue

Moi, globalement, je suis pas hyper chapeau.

J’y pensais l’autre soir et je me suis fait cette réflexion (mon cerveau et moi, on a des conversations passionnantes le soir autour d’une bonne bouteille d’eau).

Ça me rend pas dingue de voir un mec coiffé d’un couvre-chef. Surtout quand je repense à cette mode des bérets Kangol (encore une preuve que la mode c’est n’imp). Ou alors c’est parce que j’ai été traumatisée à force d’entendre « Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne, ils ont des chapeaux ronds, vive les bretons ! ».

Et puis du coup, suivant le fil de cette passionnante interrogation, je me suis mise à penser à des gens connus qui porteraient permanence des chapeaux, faisant de cet accessoire un indispensable vecteur de leur identité publique (et privée peut être on ne sait pas).

Et là

Bien embêtée la meuf. Parce que là clairement, qui ne devient pas fou/folle, à la vision soudaine de Charlie et son chapeau de hobo tout mordillé par son fidèle compagnon canin (en vrai c’est pas le sien, mais CHUT, ne tuons pas la légende)

C’était foutu pour une soirée tranquille à mater la finale de MasterChef (CA VA HEIN !) (NOUS AUSSI PARFOIS ON A DES MOMENTS DE FATIGUE INTELLECTUELLE), j’ai continué ma recherche sur les mecs à chapeau.

En deux secondes, Chapelier Fou investissait mon esprit.
Non pas l’horrible adaptation de Lewis Caroll interprétée par Johnny Depp*.

Louis Warynski de son vrai nom, musicien de son état, quand il joue Darling, darling, darling (et tous ces autres morceaux d’ailleurs, ruez-vous sur sa discographie) est irrésistible. En vidéo comme en live.

http://www.dailymotion.com/embed/video/xd0hjz
La Session (1/1): Chapelier Fou par liberation

Ensuite j’ai pensé aux acteurs, au cinéma. Vous me voyez venir avec mes gros sabots, forcément, quand on associe beaux gosses/acteurs/chapeau/film, on ne peut passer à côté de, feu, Heath Ledger et Jake Gyllenhaal.

Mais mes soirées, je ne les passe pas uniquement avec mon encéphale, je ne suis quand même pas complètement asociale et recluse, non, mes soirées je les partage aussi avec mes copains/copines d’internet !! (Là c’est le moment ou le malaise grandi en vous car l’image de ma vie pathétique se dessine dans vos pensées)

On m’a suggéré Yodelice. Fort bonne idée (thanks). Parce qu’on a beau avoir toujours en nous l’image de Maxim Nucci avec les L5 faisant un enfant à Jenifer (ouais, tout en même temps), quand tu l’as sur scène en face de toi, avec son charisme et sa voix, tu fais moins ta/ton maligne/malin, je te le dis.

4h plus tard, Elizabeth avait gagné MasterChef en faisant une ganache de basilic poêlée à l’arrabiata et j’aimais bien les mecs à chapeaux.

*Comme quoi c’était pas compliqué de lui foutre un chapeau en ne bridant pas complètement son sex appeal…