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You’re beautiful, it’s true

Après ces jours merveilleux à Bratislava, j’ai filé à Prague, la peur au ventre, la crainte chevillée au corps d’être déçue par les autochtones.

Il n’en fût rien pour la simple et bonne raison que je n’en ai pas croisé. Prague, à l’instar de Disneyland, est peuplé uniquement de touristes. J’en veux pour preuve le fait qu’à la nuit tombée, si vous levez les yeux vers les immeubles, vous constaterez qu’aucune fenêtre n’est éclairée. ETRANGE.

Cela dit ça ne m’a pas posé trop de problème étant donné que les touristes présents étaient plutôt appétissants. Comme s’il y avait un exam de bogossitude à passer et réussir pour pouvoir entrer dans la ville.

En vrai j’exagère, il y a tout de même des types moins chatoyants que d’autres, « ‘tain j’suis sûre, ceux-là c’est des français ! » (et ça ne manquait jamais…) (je vous explique pas la dépression dans la salle d’embarquement pour le vol retour).

Vous trouverez ci-dessous quelques exemplaires de la faune touristique observée.

ET, après avoir fait des kilomètres et des kilomètres, sillonné toutes les rues praguoises 1000 fois, allant même jusqu’à s’aventurer en banlieue, nous tombâmes sur 2 spécimens tchèques pas dégueu.

Au terme de ce séjour, sachez que le marcel blanc fût élevé au rang de pièce de musée et de chevalier de la légion d’honneur pour service rendu à nos yeux.

Nous retiendrons en outre, la blancheur étincelante des dents de l’Amérique, la blondeur de l’Hollandie et le dos de l’Australie (voire les fesses de la Suède). Guys, from the bottom of my heart, thank you.


L’Hormone à Prague (hormonů v Praze)

Dobry den l’hormone !

Je suis de retour, fraîche comme Vltava, bronzée comme une sculpture du Pont Charles, droite et fière comme la tour de la télé. Je suis reviendue de Prague avec des photos (et de la vidéo, mais ça c’est pour la fin… patience) de Prague, Praha, Prahou, bref, de la capitale de tous les Tchèques.

Il faut savoir que Prague est divisée en plusieurs quartiers dont les 3 plus anciens sont Mala Strana, Staré Mesto & Josefov, les deux premiers abritant les Tchèques parlant tchèque et les Tchèques germanophones, le dernier étant le ghetto juif.

Non ceci n’est pas un cours de géopolitique juste une manière de vous dire que physiquement ça se retrouve, nous avons le petit juif sympatoche, qui traine (pas du tout dans son quartier) devant le mur taggé où, autrefois, trônait un portrait géant de Lennon :

 

[J’ai bien essayé de courir lui dire « cest pas sur le genou la kipa, gamin ! » mais ma stagiaire de l’hormone m’en a empêché, too bad]

Les travailleurs qui n’hésitent pas à suer sang et eau pour retaper les monuments de leur ville afin de rendre la vie du touriste plus belle encore.

Et dieu inventa les ouvriers en bâtiment :

 Ou des héros du quotidien prêts à tout pour vous rafraîchir :

[Hégérie de la bière Staropramen, brassée sur place]

Le problème de Prague, c’est que c’est la ville la plus romantique du monde, et que pour vous ramener de l’hormone, j’ai souvent eu affaire à des couples plutôt qu’à des garçons seuls, voyez donc :

 Alors que je les préfère largement tous seuls (ou en brochettes) :

Il faut donc divertir tous ces touristes, et pour cela, des dizaines de concerts sont organisés dans les églises, des concerts de musique classique qui peinent à attirer des touristes de plus en plus jeunes (la population locale quant à elle est à très forte majorité athée et ne met plus les pieds dans les lieux de culte), c’est pourquoi on trouve les arguments qu’on peut pour ramener du monde :

 Le Tchèque aime aussi lire assis devant le musée Kafka, oui, le Tchèque est littéraire :

Le tchèque est également musicien en voici une preuve :

Les Tchèques sont donc un peuple très actif qui mérite bien un peu de repos de temps à autres :

J’espère que mon reportage aura contribué à vous convaincre d’aller découvrir cette ville magique par vous mêmes, et, si jamais ce n’est pas le cas, voici un bonus qui vous fera peut-être réfléchir.

Traversant une rue après un resto (au Fantôme poilu, ça ne s’invente pas) en quête d’un endroit magique où regarder le soleil se coucher sur la Vltava et digérer, j’ai entendu Don’t look back in anger d’Oasis s’élever dans les airs. Quand je suis arrivée à la source j’ai découvert un jeune homme et sa voix franchement envoutante, jouant sur les quais des reprises des plus grands groupes, voici une captation (avé les moyens du bord, c’est à dire très flou, mais au son presque impeccable) de With or Without you par lui, enjoy !