Archives de Tag: Rock en Seine

Rock Insane

Je ressors de trois jours fort émouvants de Rock en Seine, émouvants pour les oreilles, émouvants pour le coeur, émouvants pour l’hormone.
Je tiens à m’excuser avant tout pour l’absence de photos de gens dans la foule (notre grande spécialité), c’est la faute de météo France qui avait prévu un week-end dégueulasse avec avis de tempête alors que rien du tout en fait il a fait beau et bon. J’avais donc laissé mon nouvel appareil photo à ma maison et prendre les photos au téléphone portable donnait un rendu dégueulasse.

Alors voilà, vous allez vous contenter des VIP et arrêter de vous plaindre, parce qu’on est des bénévoles de l’hormone, après tout, et que nous ne sommes rémunérés que par votre amour inextinguible.
PREMIER JOUR :

Rock en Seine a débuté pour moi devant The Knux, duo hip hop fort dynamique qui m’a mise en joie et a provoqué un enthousiasme participatif, je les dépose là, vous en faites ce que vous voulez.

J’ai enchaîné sur la prestation très plaisante de Bloc Party, durant laquelle Kele était d’humeur beau gosse et a repris We found love de Rihanna.

[Bloc Party c’est aussi Gordon Moakes, le charmant petit bassiste aux yeux bleuyes]

Puis est venu le temps des rires et des chants, du revival de mon adolescence gothopouffe, celui de Placebo :

Un Brian Molko en petite forme comparé à sa performance du Sziget, un set mi-mou mi-décevant, seules deux trois chansons cultes ont remonté le niveau.

Malgré toute ma bonne volonté, j’ai raté le set de Gesaffelstein, qui, pourtant, semblait me tendre les bras puisque le collectif qu’il forme avec Brodinski et Club Cheval porte le nom de Bromance (voir cet article pour ceux qui ne suivent pas).

Ca leur apprendra à jouer pendant dans 3 heures sur une scène se trouvant au bout du monde sans préciser l’ordre de passage.
Vous l’aurez compris : vendredi, question hormone c’était pas la folie furieuse mais un échauffement pas dégueu.

JOUR DEUX :

Mon samedi débute dans les bras de Paul Smith, un de mes dieux-paroliers-de-chansons-qui-démontent-leurs-races, chanteur de Maxïmo Park, groupe underrated s’il en est.

Attation, ne pas confondre Paul Smith et Tom Smith (chanteur des Editors), même s’il est fort aimable également.

Paul m’a montré son nombril et je valide allégrement.

L’hormone du jour, si ce n’est du festival, était Russell Pritchard, bassiste de Noel Gallagher, membre fondateur de The Zutons (mais siii ceux qui ont composé le Valerie que tout le monde attribue à tort à Amy Winehouse), et capillairement irréprochable.

[Au milieu]

Sourire émail diamant, entrain fort appréciable, en plus il a une jolie voix (il fait les choeurs) et sa bonne humeur contrebalance le faisage de gueule constant de l’ami Noel.

J’ai raté Of monsters and men – toujours malgré moi – mais je tiens à faire mention d’une hormone dont on parle trop rarement, l’hormone islandaise (d’ailleurs s’il y a un volontaire pour faire un article…) :

DERNIER JOUR :

Gros morceau pour ce dimanche en mode marathon.

On commence par Stuck in the sound qui sont TOUS beaux parce que je suis profondément subjective quand il s’agit d’eux.

C’est que ces gars m’ont offert mes premiers concerts parisiens, gratuits, et fait découvrir la base de ma culture musicale française actuelle. C’était au moment de leur premier album et c’était à l’ancienne Flèche d’or, et c’était bien.

Et c’est TOUJOURS bien. Si leur dernier album m’a moins emballée, ils restent une valeur sûre et certaine sur scène et il faut aller les voir avec vos yeux.

(Sans compter que Toyboy est LA chanson de l’hormone)

C’est Courtney Taylor-Taylor des Dandy Warhols qui prend la suite, il a vieilli, mais il est toujours joli, par contre le filtre sépia sur les écrans m’a donné l’impression de regarder un concert via instagram et ça, c’était un peu too much.

Et puis vint le divin Mark Foster.

J’ai arrêté Twitter depuis plus d’un mois et, c’est bien simple, un seul compte me manque : celui de Mark et sa philosophie de bazar.

Grand gamin énergique, heureux d’être là (ce qui changera des Black Keys), bondissant un peu partout comme un cabri. Mark n’est pas beau mais furieusement sexy sur scène.

Surtout quand il accompagne Pumped up kicks d’une pluie de confettis.

Finissons par l’increvable Billie Joe Armstrong, qui, à 40 ans, fait la nique à bien des keupons des bacs à sable.

Plus il vieillit plus il fait jeune : le Benjamin Button du punk-rock.

Greenday a été grandiose pour clore cette 10ème édition du festival, ne se prenant pas au sérieux une minute et faisant tout leur possible pour combler une foule qui leur était acquise d’avance.

En tout cas, les jeunes filles qu’il a fait monter sur scène n’avaient pas l’air de se plaindre !

 

Vous y étiez, qu’est-ce que vous en avez pensé ? J’ai raté autre chose (malgré moi) ?


L’hormone en Seine

Me voilà de retour vivante de Rock en Seine, seul festival au monde où les filles slamment avec un sac chanel et où j’ai pu admirer la variété immense des collections de bottes en caoutchouc.

Vous l’aurez compris : il pleuvait. Le vendredi soir tout est tombé d’un coup ou presque, mais le samedi il s’agissait d’averses qui s’en allaient et revenaient, du coup c’était humide, froid et peu propice à l’hormonitude, mais, entre deux rayons de soleil j’ai quand même pu procéder à un mitraillage en règle de ce qui me passait devant le nez.

Même plan que d’habitude mais cette fois à l’envers : d’abord les spectateurs et ensuite les musiciens.

Je tiens donc à saluer ces deux messieurs pour avoir eu le courage de faire ce que personne d’autre n’a fait :

Sinon c’était surtout la fête du look, peu de garçons foudroyant mais beaucoup de garçons permanentés-shampouinés-lookés

Bon, et, je dois avouer que si ces photos ont un cadrage particulièrement artistique c’est un peu à cause de ça :

Et mon coup de coeur « gay-friendly-trop-choupi » du week-end :

Passons maintenant aux pro de l’hormone !

Mon coup de coeur de l’hormone du vendredi : Simon Neil du groupe Biffy Clyro (et après on ne me dira plus que je publie des articles seulement sur des prépubères) !

[Et il était encore plus poilu sur scène]

A noter : le joli petit déhanché du monsieur qui ferait rougir Elvis.

Le samedi, c’est forcément Alex Turner qu’on attend, depuis que l’Arctic Monkey a trouvé la recette du Biactol et le chemin du club de sport il est devenu un des british les plus sexy du moment… oui mais…

Voilà. Depuis qu’il a dit byebye à sa fashionista de copine (Alexa Chung) en juillet dernier, Alex est tombé dans la spirale infernale de la « fausse bonne idée », trop looké, trop rétro, trop « laisse tes cheveux tranquilles gamin ! », Turner m’a plus impressionnée par sa présence sur scène (ses premiers mots furent quand même « Je suis une rockstar », en français) que par sa joliesse.

Si.

Désolay.

Le dimanche, un outsider de l’hormone fait son apparition : Faris Badwan, leader de The Horrors & Cat’s Eyes qui jouera deux fois, donc, est le quirky boy par excellence, style très calculé, noir c’est noir, avec le talent suffisant pour que le tout soit loin d’être ridicule :

[Un peu l’enfant que n’auront jamais Nick Valensi et Jules Casablancas]

Et pour finir, mention spéciale à David Pen, d’Archive, donc le charme et l’intensité scénique donnent envie de sauter sur scène pour le prendre dans ses bras et dire « la-la, ça va aller pitchoune »

Un festival fort en musique et hormonalement solide, malgré la boue