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Il était moult fois

Combien de fois avons-nous entendu/lu la fameuse phrase « ah bah si tu attends le prince Charmant aussi… » sous-entendant que ce dernier n’existe pas ?

Le blog de l’hormone, qui est un canal d’investigation et de philosophie post-moderniste de l’hédonisme (non, je ne comprends pas tout ce que j’écris, je vous rassure) va vous prouver le contraire et aller même plus loin : oui le prince Charmant existe, et il existe même plusieurs fois.

Si, pour vous, l’image de « Charming » est celle, bien proprette de Once Upon a time, (où Josh Dallas joue bien mieux son rôle de grand-père que celui de sex-symbol)…

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tumblr_mdikowFcCk1rbgyqwo1_500…je vais vous prouver le contraire.

Mais je dois vous avouer que j’étais comme vous à la base, moi aussi je pensais que Charming était un gros niais tout juste bon à servir de faire-valoir à des princesses déjà pas bien dégourdies. Et puis j’ai vu Shrek 2.

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Et, loin de moi l’idée de fantasmer sur des pixels, (enfin si, mais quand ils représentent de vrais gens) mais ce film a détruit l’image du prince et l’a remis à sa place de fils à maman aux dents qui rayent le parquet et qui allie grâce et narcissisme de manière à en faire un sport olympique.

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[J’avoue, la voix de Rupert Everett a beaucoup aidé à focaliser mon intérêt sur ce personnage]

Un prince charmant, c’est pratique : ça existe dans tous les gabarits. Capillairement, vous pouvez opter pour le côté « petit hérisson blondinet » de Chad Michael Murray dans A cinderella story/Comme Cendrillon, 2004 :

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Photos-Chad-Murray-dans-La-maison-de-cire_portrait_w674[Scoop : le prince charmant est tatoué, porte des slops Calvin Klein, des croix celtiques, et ne se rase qu’une fois par semaine !

Vous l’avez lu ici en premier.]

Ou version brushing-Jean-Louis-David noir corbeau, comme dans Ever After / A tout jamais

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Mais le Prince Henry n’a pas que ça à foutre que de courir après sa gourdasse à minuit à chaque bal, non, il lui arrive aussi d’enfiler des vestes en cuir pour fumer des clopes.

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[Dougray Scott vous prouve que le Prince Charmant n’est pas celui que vous croyez, un peu comme Miley Cyrus avec Hannah Montana]

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Le prince Edward de Enchanted (James Marsden), va encore plus loin, en devenant 1 an sur 2 un super héros et en troquant sa grosse épée rutilante contre une paire de ray-ban qui vont bien :

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[Je n’ai aucune justification brillante quant à la présence de cette photo, juste je la pose là]

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Et le « Char’  » de Ella Enchanted/Ella l’ensorcelée me direz-vous ?

Et bien il va très bien, il fait actuellement des séances de psychothérapie avec le docteur Hannibal Lecter et a été recruté par le FBI.

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[Hugh Dancy]Hugh Dancy side shot

Il a aussi épousé Carrie de Homeland et troqué son choupi accent anglais contre un accent américain qui permet, maintenant, de se concentrer sur ses mirifiques yeux et non plus sur sa magnifique bouche et ce qui en sort.

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Oui Jake, j’arrive, je parle de toi, c’est bon.

Jake aime être un prince. On l’a connu en prince des ténèbres (ou à peu près) dans Donnie Darko, puis en Prince des voleurs « Nan mais nan je suis pas Aladdin » of Persia…

jake-gyllenhaal-prince-of-persia-moscou…et, en 2014, il concourra dans un blockbuster de l’hormone aux côtés de Chris Pine et Johnny Depp pour le rôle du « prince des princes » dans Into the woods un disney qui promet d’être intéressant

      tumblr_m4tqo2rHAz1r5ruse[Et il est très content]

Alors voilà, le Prince charmant c’est un rebelle, un super-héros, un brun, un blond, un roux, bref : c’est votre vision de l’homme idéal. Qu’il soit tatoué, poilu, tout petit ou bodybuildé, dites-vous bien que contrairement à la croyance populaire, le prince Charmant n’est pas unique, il est ce que vous voulez qu’il soit.

Le Prince charmant existe et, bonne nouvelle, chacun(e) d’entre nous peut en avoir un, so go get him bitches!


Commander of the Most Excellent Order of the British Empire

Au départ, j’étais tentée par faire une note thématique sur Pâques.

Et puis en fait non.

En tant que doyenne de ce blog (vous me direz, sur deux personnes, c’est pas complètement dément), je me dois de rééquilibrer les générations qui y sont représentées. Non parce que c’est bien sympa de voir les cinq minots de 1D caracoler en têtes des charts mots clefs de l’Hormone et de devoir justifier chacun de nos mots auprès de leurs fans, mais il ne faudrait pas oublier que la maturité a également du bon !

C’est pour quoi, aujourd’hui, nous causerons de Colin Firth.

Colin Andrew Firth est né en Grande Bretagne en 1960, du temps où le Général était à la tête du pays, John Lennon vivant, l’Algérie française et Vincent Glad pas encore né.

J’ai découvert Colin Firth sur le tard, sans doute comme beaucoup de monde, dans Le journal de Bridget Jones. Comment voulez-vous résister à ça !?

Même si la concurrence était rude, il a su tirer son épingle du jeu et conquérir le cœur de Bridget et celui de millions de spectateurs sensibles à la Darcy’s touch.

Ensuite, ce fut l’escalade.

L’importance d’être constant d’Oliver Parker. Rupert Everett et Colin Firth dans un même film, tiré d’un bouquin d’Oscar Wilde. « Bonjour, on traine à peu près 5000 tonnes de classe britannique dans nos bagages, on peut les poser dans le film ? »

Love actually de Richard Curtis. LA romcom par excellence, avec un générique où se côtoie Keira Knightley, Hugh Grant, Bill Nighy, Alan Rickman, Liam Neeson, Emma Thomson etc. etc., et qui se mate et se remate sans que jamais on ne se lasse.

Un été italien de Michael Winterbottom. Le film qui m’a fait définitivement sombrer dans l’admiration de Colin Firth. Et donné envie d’aller parcourir les rues de Gênes. Ce que j’ai fini par faire l’année dernière. Une merveille de sensibilité, d’émotions, de retenue, d’amour.

Un mariage de rêve de Stephan Elliott. Un vent de fraicheur, de spontanéïté souffle sur ce film dans lequel Colin Firth sort de son image de gentlemen légèrement coincé et parvient à être 100 fois plus sexy que Ben Barnes (qui a tout de même l’avantage de la jeunesse et d’autres, physiques), tout en nous faisant drôlement rigoler.

A single man de Tom Ford. Un beau film dans tous les sens du terme. Nicholas Hoult, Matthew Goode, Julianne Moore et Colin Firth dans une histoire simple et dure sur la solitude.

Et puis, évidemment, Le discours d’un roi de Tom Hooper, qui lui a valu tous les honneurs, mérités.

L’intelligence du regard, le flegme, le talent, un léger sourire en coin, font de Colin Firth un des mecs les plus bandants de la décennie. Et ce, malgré son grand âge.

(Thx to B. for the reminder)


Elementaire, ma chère Johnson

Je me suis creusé la tête deux secondes quant à mon prochain article de l’hormone puis j’ai étudié mon environnement : entourée de posters pour Sherlock Holmes 2 : jeux d’ombre et de posts de Tumblr à la gloire du Sherlock de Moffat sur la BBC je me suis dis, mais c’est élémentaire ma chère Johnson : nous allons remonter le temps à la recherche de l’hormone chez les différents acteurs ayant incarnés Sherlock !

Si, de nos jours, Sherlock est plutôt jeune, fringant et follement sexy, il a longtemps été incarné par des vieux machins rabougris. Et, comble de l’archaïsme, la relation ambigüe de Sherly avec Watson était balayée sous la table.

Heureusement, Robert Downey Jr et Jude Law ont mis les pieds dans le plat (de manière peu subtil, d’ailleurs) et assument totalement leur gayitude dans ce deuxième opus.

J’insiste, le premier était tout de même plus viril :

Ca n’est pas un scoop. Robert fait se pâmer ces demoiselles depuis au moins Ally McBeal et Jude Law depuis… qu’il est né. Le Sherlock Holmes actuellement au cinéma est juste une bombe hormonale (et les filles y sont très jolies aussi).

Le duo beaucoup moins attendu, à l’hormone beaucoup moins évidente est celui composé par Benedict Cumberbatch…

…et un ex hobbit :

(Martin Freeman)

[Vous la sentez bien la tension sexuelle, là ou il faut que je vous file l’adresse des 120 000 tumblr à leur gloire pour étayer mes sources ?]

Les puristes peuvent crier à la trahison, moi, si je me réfère à Wikipédia, je trouve qu’on respecte totalement l’esprit qu’a voulu insuffler Conan Doyle au personnage :

« Grand, mince, élégant mais négligent, de façon bohème, Holmes est un fumeur invétéré (cigarette, cigare et pipe), un sportif accompli (baritsu, boxe et escrime), un mélomane averti qui pratique le violon et un médiocre mangeur. Il ne supporte pas l’oisiveté, qui l’épuise et ne vit que pour son travail. Pendant les moments où il ne peut travailler, il est parfois amené à se droguer (cocaïne), mais il en profite aussi pour compléter la culture encyclopédique nécessaire à sa profession. »

Le costume mythique rendrait plan-plan n’importe quel acteur (ci dessus le zexy Roger Moore, ou comment James Bond devient un tue l’amour), d’où une modernisation des costumes d’époque ou une modernisation complète puisque le détective enquête dans le Londres moderne dans la version de la BBC.

J’avoue avoir un petit faible, tout de même, pour Christopher Plummer, plus dandy qu’excentrique, certes, dans une version télévisée en 1977 et 1979.

Mais je reste persuadée que Holmes ne peut être parfaitement joué que par un britannique. Voilà ce que ça a donné quand on a essayé de le mettre à la mode soviétique :

[Vasili Livanov, sosie officiel de notre président]

Je pense, par contre, que j’aurais pu tomber sous le charme de Peter O’toole qui a incarné le rôle en 1983…

Maheureusement il ne s’agissait que d’une adaptation en animation et il ne prêtait que sa voix.

L’espoir hormonal revient en 1985 : Barry Levinson propose un Young Sherlock et caste Nicholas Rowe

…qui aurait aussi bien pu jouer « young Oscar Wilde ».

On notera que beaucoup d’acteurs ayant joué Dracula (Christopher Lee, Christopher Plummer, Frank Langella) ont aussi joué Holmes. A croire que les rôles mythiques sont interchangeables.

En 2004, le toujours classieux (sauf dans ses livres…) Rupert Everett endosse la casquette pour la télévision :

Et un Sherlock blond me direz-vous (ou pas)(mais ça me ferait plaisir) ? Et bien oui, c’est possible, puisque dans l’adaptation du chien des Baskerville, c’est Richard Roxburgh (The duuuuuke de Moulin rouge !) qui joue le détective.

Ma vraie révélation Sherlockienne de l’hormone restera James d’Arcy (oui, déjà le nom est hormonal) qui a joué un sexy Holmes avant tout le monde, en 2002 :

 

J’ai déjà ma petite idée mais, et vous, quel est votre Sherlock préféré ?

Et si vous n’êtes toujours pas rassasié(e)s : http://fuckyeahsherlock.tumblr.com/