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Sous l’hormone, la palme [Part II]

Vous pensiez que je ne ferai que survoler Cannes cette année ? Que nenni. Il y a bien trop à couvrir pour se limiter au jury et à Ryan Gosling (oui, je viens bien d’écrire « se limiter à Ryan Gosling »)(voyez l’étendue de mon ambition).

Cannes va être envahie d’hormone, je ne sais pas comment nous allons survivre ce joli mois de mai mes amis. Accrochez-vous à votre téléviseur car voici venir, dans un film qui promet d’être le plus hormonal de la quinzaine, une triade capitoline des plus folles :

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Gaspard Ulliel / Jérémie Rénier / Louis Garrel

Ouais.

Ils incarneront le triangle amoureux au coeur du deuxième film de l’année centré sur Yves Saint-Laurent. Celui de Bertrand Bonello.

C’est un peu le United colours of Benetton de l’hormone : un chatain, un blond et un brun, on mixe ça et on obtiendra sûrement un résultat qui nous scotchera la rétine.

Bon sinon, je ne vous cache pas qu’outre Louis Garrel, il y aura les autres piliers de bar, ceux qu’on nous ressort tous les ans – je pense qu’ils les enferment directement en smoking sous film plastique et qu’ils les décongèlent pour l’occasion.

J’ai nommé :

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Mais aussi : Xavier Dolan

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Comme la catégorie « trio masculin de l’hormone » était déjà bien trustée par nos amis du début de l’article, à Hollywood, il a fallu innover pour rivaliser. C’est ainsi qu’ils ont opté pour la formule classique – mais efficace : 1 + 1 = ❤

 Ce sera donc un combat de l’hormone acharné entre :

Ryan Reynolds & Scott Speedman dans Captives, thriller canadien de Atom Egoyan

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Et… Channing Tatum & Mark Ruffalo dans Foxcatcher, drame américain de Bennett Miller.

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Restez accrochés à vos sièges en velours rouge car il reste un article à l’horizon, un article plein de jeunes premiers et autres petites pépites de l’hormone. Ceux sur lesquels vous allez bloquer devant votre écran en vous disant « mais qui est-il, ô blog de l’hormone et pourquoi n’en parles-tu donc pas ?! » – patience.

Plus qu’une semaine à attendre !

 

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Angel dust

Aujourd’hui, je vais vous montrer des photos de Niels Schneider.

Et ne pas en dire grand-chose.

Si ce n’est qu’il joue un divin ange blond dans le magnifique film de Xavier Dolan, Les amours imaginaires.

Et qu’il s’est rappelé à mon bon souvenir par l’entremise de la nouvelle série de France 2, Clash, diffusé le mercredi soir. Série dans laquelle il joue mal, à l’instar de ses collègues. Tout du moins dans les 2 premiers épisodes, je ne saurais préjuger de ses performances futures, tant il est probable que je ne les verrais jamais, estimant avoir déjà assez donné de mon masochisme temps à ce programme.

Sinon, il est franco-québécois et il a joué dans un clip de Cœur de Pirate.

On en a pendu pour moins mais à côté de ça il adore se prendre des cuites, notamment au sancerre blanc, et il écrit son premier long métrage. Donc on va lui laisser le bénéfice du doute et le charme opérer.

[EDIT]

Comme je suis hyper bonne élève et que j’écris mes articles des semaines à l’avance, il arrive parfois que l’actualité, voire mon avis évolue. C’est le cas pour la série Clash.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et emportée par la folie de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes et la première émission du Grand Journal de Cannes, mercredi dernier j’ai zappé sur France 2.

Grand bien m’en a pris car ce troisième épisode porté par Simon Koukissa était beaucoup plus convaincant que ceux de la semaine précédente.

Le quatrième, magnifié par Thomas Silberstein, m’a carrément tiré les larmes. Il fallait le voir, si émouvant, sur le Walker de Cascadeur (seul morceau valable, en live en tout cas).

Il a certes 12 ans (ou 18 ou 25 , la question n’est pas tranchée), mais je vous glisse un portrait car ça me permet de remplacer Heights dans ses sujets de prédilection.


Des jeunes gens modernes

Deuxième partie de notre dossier spécial Festival de Cannes (la première est ici).

         3. Les acteurs en compétition

Matthias Schoenaerts.

A priori personne n’a pu passer à côté de la promo du nouveau film de notre héros très discret Jacques Audiard, ni des multiples interviews de Marion Cotillard. Gageons que nous verrons également beaucoup le troisième homme de ce film sur la croisette (ou, au pire, au ciné, vu que le film vient de sortir). (Et puis en plus il est belge) (ils sont partout)

Raphaël Personnaz.

Cocoricotons un peu que diable ! Meilleur espoir masculin lors des Césars 2011 pour La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, Raphaël trimballe cette fois ses yeux dans Trois mondes de Catherine Corsini.

Vincent Rottiers.

Au rayon « français+yeux », on aurait du mal à le louper. (Il sera dans Renoir de Gilles Bourdos)

August Dielh.

Dans la catégorie découverte et en épluchant en diagonale les photos de tous les mâles présents à Cannes, cet acteur allemand m’a tapé dans l’œil. Et le titre du film dans lequel il joue aussi, Confessions d’un enfant du siècle. Et puis Google Images. Et puis l’amour tout simplement.

William Ruane.

(Photo impossible à exporter, cliquez donc ICI pour être ravis)

Habitué des films de Ken Loach, je le vois bien transpercer l’écran dans The angels share et gagner ses galons d’acteur charismatique. C’est un pari que je fais, il faut savoir se lancer parfois, quitte à se tromper, être un peu foufou pour pimenter un peu ces 12 jours de festival !

Garrett Hedlund et Sam Riley.

Double score pour le casting de Sur la route de Walter Salles. Un illustre inconnu pensais-je en voyant Garrett. Mais point, étant donné qu’il a joué dans la sublime série Friday Night Lights, dans Troie et dans Tron (et qu’il s’est tapé successivement Leighton Meester Taylor Swift et Kirsten Dunst) (tranquillement).

Quant à Sam Riley, il incarnait Ian Curtis dans Control d’Anton Corbin que je n’ai toujours pas vu (mais je vous jure que c’est en projet pour ce week end) (pas taper).

Melvil Poupaud et Mads Mikkelsen.

Parce qu’un acteur complètement classe qui joue dans le film d’un réalisateur déjà cité dans cet article, c’est quasiment point bonus.

Melvil Poupaud donc, dans Laurence Anyways de Xavier Dolan, que je meurs d’envie de voir (et pour Conte d’été de Rohmer et Le temps qui reste d’Ozon, parce que bon, quand même quoi).
Et Mads Mikkelsen pour The Hunt de Thomas Vinterberg parce qu’il est danois (non, je n’ai toujours pas d’argument supplémentaire).

Casey Affleck.

Bien souvent effacé par son grand frère bombasse, le cadet Affleck a un pourtant un bien joli minois et se trace une agréable route dans le cinéma, entre Gus Van Sant, Steve Buscemi et la série des American Pie.

A côté de ça il est végétalien (vous savez, ces gens casse couilles qu’il est impossible d’inviter à bouffer sans se prendre des réflexions désagréables sur l’origine des aliments qu’on leur sert) et c’est un fervent défenseur des animaux (vous savez, ces gens casse couilles à qui il est impossible d’offrir des cosmétiques sans se prendre des réflexions désagréables sur le support des tests chimiques).

Cela va sans dire que l’impasse a été faite sur les acteurs dont nous avons déjà parlé sur ce blog ou qui sont vus et revus depuis 3 siècles sur tous les supports. J’ai nommé, entre autres : Zac Efron, Robert Pattinson, Brad Pitt, Guy Pearce, Tom Hardy, Tom Sturridge, Tahar Rahim, Edward Norton, Bruce Willis, Matthew McConaughey.


Alors que revoilà la sous-préfète

Le festival le plus glamour du monde (sans chauvinisme aucun) aka the Cannes Film Festival a ouvert ses portes hier pour une 65ème édition.

Chaque année c’est l’occasion pour tous les amoureux du cinéma OU des stars OU des paillettes OU des potins OU de la coke OU du Palais de la Tong, de se réjouir pendant 12 jours en regardant Le Grand Journal de Canal +.

De mon point de vue c’est évidemment le cinéma qui prime (SI), mais il serait complètement con de passer à côté d’un tel événement hormonal pour parler scénarios et plans séquence.

Qui va tirer son épingle du jeu cette année en montant les fameuses marches du Palais des festivals ? Qui saura le mieux porter son costume Dior Homme (vous avez déjà essayé d’écrire « Dior Homme » à l’envers lol ?) (TA GUEULE) ? Qui fera le sourire le plus craquant à ses fans l’attendant en hurlant devant l’entrée du Martinez ?

Je vous ai concocté une petite sélection qui, certes n’engage que moi,  mais vous ravira néanmoins je l’espère. Elle sera divisée en deux parties car je me suis dit qu’un article de 8 pages vous assommerait peut être.

  1. Le jury

Comme il faut un quota de chaque continent, il faut également un quota BG. L’année dernière nous fûmes plus que servis avec Jude Law, cette année c’est sur les frêles épaules d’Ewan McGregor que repose toute la pression de TOUS les jurys réunis.

Mais j’ai confiance car en tant qu’écossais, il dispose de quelques arguments convaincants.

  1. Les réalisateurs en compétition

Wes Anderson.

Je suis plutôt partagée sur ce premier élément, d’autant que je me suis royalement fait chiée en regardant La vie aquatique (haters gonna hate) et j’ai moyennement kiffé La famille Tenenbaum. Mais faut avouer que The Darjeeling limited était bien foutu.
Merde putain, je suis en train de parler des films…

Bon bref, Wes Anderson, petit prince du royaume indé, pote avec Brody, Schwartzmann et tout ce qu’il faut des familles Wilson et Coppola, l’air d’un gentil intello timide, doit quand même en faire fondre plus d’un(e).

Xavier Dolan.

Prodige québécois de 23 ans, doué d’un sens du style aussi bien cinématographique que vestimentaire ou capillaire. Absolument agaçant sans doute, mais doté d’une moue divine.

Thomas Vinterberg.

Danois.

(Il vous faut + d’arguments sans déconner ?!)

Joachim Lafosse.

Pensez donc ! Un réalisateur belge qui a fait tourner Jérémie ET Yannick Rénier dans son second film, je vois mal comment on aurait pu être déçu.

Voilà pour aujourd’hui, rendez-vous exceptionnellement demain pour un focus sur les acteurs.
En attendant, vous pouvez aller au ciné, ou encore mater les quotidiennes de Cannes Inside.


Les yeux au ciel

Du haut de mes 26 années (et des poussières) (à peine visibles) de vie en province, je me suis rendue le week end dernier dans la capitale.

J’avais prévu de vous ramener un échantillon représentatif de l’hormone à Paname, mais finalement j’ai eu plein d’autres activités sympas à mener (voilà c’est ça : boire des pintes), et puis je me dis que ça n’aurait servi à rien car vous lecteurs, êtes tous déjà parisiens. (Internet n’est réservé qu’à un nombre très limité de privilégiés dans les campagnes)(Ceux qui n’ont pas été dévalisés par des loups ou dévorés par des mères grands)

Penchons donc nous plutôt sur ma vision fantasmagorique du parisien, à travers quelques exemples et photos bien choisies de mâles n’étant même pas tous originaires de la ville lumière.

Le parisien a joué dans un film de Christophe Honoré, n’a pas de sexualité vraiment définie, porte de belles boucles brunes et susurre les mots d’Alex Beaupain avec magnificence.

Louis Garrel / Ismaël / Les Chansons d’amour

Le parisien est un (pseudo) intellectuel en mal de reconnaissance, le nez empli de poudre blanche (du SUCRE on vous dit !), qui s’agite qui s’agite pour que le monde tourne dans son sens. Il est plutôt laid mais charismatique.

Frédéric Beigbeder / Romancé

Le parisien est über looké. Il parcourt le monde de fashion week en fashion week, toisant la masse grouillante du bas peuple de son air dédaigneux et remerciant une quelconque divinité de lui avoir épargné d’être comme eux.

Xavier Dolan / Québécois / Stylé

Le parisien n’assume pas totalement d’être parisien et aime à cultiver l’image d’Epinal d’une autre vie loin du tumulte de la mégalopole (même s’il sait pertinemment qu’il ne survivrait pas plus de 2 jours au-delà du périph)

Thomas Dutronc / J’aime plus Paris

Le parisien n’est pas forcément beau, mais a su se créer un style décalé et l’imposer au reste du monde comme étant « la mode ». Exemples parmi tant d’autre : la moustache, les wayfarer démesurées, le béret. Autant d’atours qui permettent de cacher le visage et de détourner l’attention du spectateur des défauts qui le peuplent. Le parisien est un illusionniste.

Florent Marchet / Berrichon

Le parisien est un artiste. Il est peintre, écrivain, chanteur, plasticien, vidéaste, réalisateur, un peu tout à la fois. Il pratique le name dropping à outrance et vous convie dans les soirées les plus privées, avec des gens de la télé, de l’édition, de la musique, du journalisme, des boites de prod, du cinéma (et donc de Twitter)(ce sont les mêmes).

Benjamin Siksou / Fils à papa nouvellestarisé

Le parisien crame sa jeunesse et sa beauté par les deux bouts, vivant tel un oiseau de nuit, se souciant peu du lendemain, déambulant le long des boulevards, cigarette aux lèvres et flasque de whisky dans la poche intérieure de son blazer froissé.

Louis-Ronan Choisy / Imaginé

Ouais. Le parisien n’existe qu’en noir et blanc.